Sommaire n°3 - Juin 2022 :

Randonner autour de Briançon. Lire l'article

Chaussures de rando : tige basse ou haute ? Lire l'article

Comment régler son sac à dos de randonnée ? Lire l'article

 

  

 

 Randonner autour de Briançon

 

Parler de Briançon fait apparaître immédiatement des images de soleil et de vacances. La vielle ville est superbe et le dispositif de citadelles Vauban qui l’entoure, classé au patrimoine de l’Unesco, est vraiment impressionnant. Mais une fois la visite achevée, que vous reste-t-il à faire ? Un grand nombre de randonnées absolument superbes et dans un périmètre de quelques kilomètres.

 

Cet article n’est pas exhaustif, mais je vous propose un échantillon d'une 10ne de randonnées que j’ai appréciées. Hormis le Mont Thabor, toutes ces randonnées ont été réalisées sur de petites journées de marche avec porte-bébé pour porter un petit gars, qui voulait aussi marcher de temps en temps. Je vous mentionne les difficultés, telles que moi je les ai perçues, mais ça peut être plus difficile pour quelqu’un d’autre et dans d’autres conditions. Donc, comme toujours, je vous conseille d’être prudent, responsable et de bien vous renseigner avant de partir.

 

Je les ai classées selon 4 zones géographiques :

  • Randonnées dans la vallée de la Clarée (et Névache)
  • Randonnées dans la vallée de Cervières
  • Randonnées autour de Serre-Chevalier
  • Un peu plus loin : Les Ecrins & Mont Thabor

  

Vallée de la Clarée :

 

La vallée de la Clarée (ou vallée de Névache dans sa partie haute) est particulièrement réputée auprès des vacanciers et randonneurs. Au-delà de l’environnement naturel, si vous souhaitez comprendre son histoire, lisez « Une soupe aux herbes sauvages », la biographie d’Emilie Carles. Bien loin d’un livre de souvenirs bucoliques, il évoque les conditions de vie rudes de la vallée dans la première partie du 20ième siècle et les engagements d’une femme de conviction.

  

Rocher de Barrabas depuis le col de l’Echelle :

Le départ se fait plus précisément depuis le Mauvais Pas (1779 m ; env. 400 m +), après le col de l’Echelle, juste avant la descente vers la vallée Etroite.

On n’y pense pas forcément, mais c’est une très jolie balade. On ne vise pas un sommet mais un site naturel remarquable (rochers, parois et grottes) et marqué par l’histoire avec son dispositif de gros Blockaus qui pointaient leurs canons vers l’Italie.

Sentier sans difficulté particulière.

 

Col des Thures (2194 m) et cheminées de fées :

Une belle randonnée variée : après une montée en forêt, on découvre de superbes cheminée de fée avant de rejoindre un alpage en replat et le joli col qui ouvre la vue vers le mont Thabor.

Départ depuis Roubion (1619 m ; 570 m +) ; Je vous recommande de faire une boucle : la montée par la droite (rive gauche du torrent, en pointillé sur la carte IGN) permet d’avoir une vue plongeante sur les cheminées de fée. La descente de l’autre côté par le GR 5, plus facile, permet de passer au pied des cheminées.

Accessible aux familles (ça monte quand même).

  

L'aiguille Rouge (2545 m) :

Vue d’en bas, elle fait envie. Une fois en haut, c’est un régal. L’aiguille Rouge se détache nettement et offre une vue totalement dégagée et à 360° sur les environs : vallée de la Clarée, Italie, Mont Thabor…

Départ au plus court depuis le col de l’Echelle (1762 m, soit 800 m +), on peut aussi partir de plus bas depuis la D994 (1540 m ; montée en forêt) ou encore depuis Roubion (1619 m), pour coupler avec la rando du col des Thures. Le sentier, d’abord en forêt, est assez pentu mais bien praticable, la montée finale est raide mais praticable également pour marcheurs réguliers (et enfants endurants). Pas beaucoup d’espace au sommet ; il peut y avoir du monde.

  

Lacs d'Arimon et du Serpent (2456 m) : 

C’est la seule rando que nous ayons faites dans la haute vallée de Névache, qui en compte d’autres, jolies parait-il. A noter une contrainte logistique, l’accès en voiture est interdit en été, sauf passage avant 8 heures. Il faut se garer à Roubion et prendre 1 voire 2 navettes. On comprend l’objectif de protection et de sécurité, mais on a trouvé ça laborieux (4 navettes) et ça ne nous a pas donné envie d’y retourner une deuxième fois. Départ depuis la Chapelle Sainte Marie (1861 m). 600 m +

La rando est plaisante et sans difficulté. Un agréable chemin en forêt se transforme ensuite en sentier un peu plus raide, et la fin de montée est agrémentée par les 2 beaux lacs d’Arimon et du Serpent.

 

Vallée de Cervières :

 

Moins réputée que la vallée de la Clarée, la vallée de Cervières, moins fréquentée aussi, offre également de belles randonnées. En voici 2.

 

Boucle de Cervières et cheminées de fées :

Au départ du bourg de Cervières, cette randonnée en boucle (550 m + entre point bas et point haut) associe l’attrait de paysages variés à celui du patrimoine. Côté patrimoine, vous y découvrirez la belle église ancienne de Cervières qui est le point de départ (celle du haut, pas celle du bourg), le petit hameau montagnard de l’Alp du Pied et sa chapelle, et une succession de casemates, vestiges de la 2ième guerre mondiale.

Côté paysage, ça commence par les cheminées de fées d’une vallée étroite, puis les alpages et enfin une descente plus raide à travers le bois des Bans (à éviter par temps de pluie).

 

Lac des Cordes :

Randonnée en boucle ou en aller-retour. J’ai fait l’aller-retour le plus court au départ du lieu- dit Le Bourgea ; c’est sympathique, mais le parcours le plus beau est parait il au départ des Fonts (2000 m) : il remonte le torrent de la Cerveyrette avant de passer le col des Marsailles (2602 m) et descendre au lac des Cordes. Attention, entre Le Bourgea et le lac des Cordes, il y a un passage cablé court mais pas accessible aux enfants

 

Autour de Serre Chevalier :
 

Pour un effort raisonnable, on trouve autour de Serre-Chevalier quelques parcours alpins offrants de superbes vues sur le massif des Ecrins.

 

Crête de Peyrolles :

Ce parcours de crête magnifique offre constamment une vue superbe sur le massif des Ecrins, et souvent une vue à 360° des 2 côtés de la crête.

Une balade en boucle accessible à une famille de marcheurs, par beau temps. Entre 2300 et 2650 m d’altitude.  A éviter par grand vent ou météo incertaine car c’est exposé.

Départ au col du Granon. Il faut commencer par le chemin de crête et descendre à droite à la Petite Peyrolle pour revenir par le chemin en contrebas.

 

Le Grand Lac (2293 m) :

Cette belle randonnée en boucle ou en aller-retour associe une première partie, bucolique dans l’alpage et ses troupeaux, et une montée finale qui nous mène au Grand lac, un lac encaissé au milieu de parois rocheuses, dans une ambiance haute montagne. Avec en plus de belles vues sur le massif des Ecrins.

Si vous faites la boucle, elle est réservée à des marcheurs réguliers adulte, car elle emprunte un assez long passage cablé, inaccessible aux enfants et aux personnes ayant le vertige. Dans ce cas, il faut faire un aller-retour.

Départ du Pont de l’Alpe (1709 m) au Lauzet ; 580 m +. Pour faire la boucle, une fois arrivée à l’Alpe du Lauzet, on prend le chemin de gauche (on prend ainsi le passage cablé à la montée et on a le plaisir de découvrir d’un coup le lac à la fin de l’ascension). Pour faire un aller-retour, on prend le chemin de droite à l’Alpe du Lauzet.

  

Un peu plus loin :

 

Les Ecrins : Randonnée au refuge des Bans (2083 m) 

Le massif des Ecrins n’est pas très loin, il serait dommage de ne pas profiter de ses paysages minéraux et enneigés.

Cette balade en aller-retour est accessible pour une famille de marcheurs avec un petit passage cablé simple juste avant d’atteindre le refuge. Elle permet de faire une pause collation dans les transats du refuge des Bans avec un panorama somptueux sur les parois abruptes, plusieurs sommets à plus de 3000 m et ce qui reste des glaciers. L’ascension est agréable tout le long du parcours.

Le départ se fait du parking d’Entre-Les-Aigues (1610 m) au-dessus de Vallouise. 470 m +

 

Ascension du Mont-Thabor (3178 m) :

Voici un 3000 m sans difficulté technique mais assez fatigant avec un bon dénivelé (1400 m + depuis la Vallée Etoite) et un long parcours. Le sommet dénudé est singulier avec son sol coloré et offre une vue à 360° de toute beauté. C’est aussi un lieu de pèlerinage comme en témoigne le chemin de croix dans l’ascension finale et la chapelle sous le sommet. J’y croisé des bonne-sœurs espagnoles avec de gros godillots.

J’ai fait l’ascension en partant au-dessus de la station de Valfréjus, mais vous pouvez la faire depuis le fond de la vallée Etroite (c’est-à-dire en accédant par la vallée de la Clarée puis le col de l’Echelle jusqu’aux Granges de la Vallée Etroite à 1755 m).

Dans tous les cas, c’est une longue sortie réservée aux bons marcheurs (adultes) et avec un départ matinal.

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 Chaussures de rando :

tige basse ou haute ?

  

Parfois, on n’hésite pas une seconde entre une chaussure à tige basse et une chaussure à tige haute : c’est basse pour une balade facile en plaine, c’est haute pour un long trek en autonomie sur terrain très accidenté.

Dans d’autres cas, la question mérite réflexion. Le choix entre une chaussure de randonnée à tige basse et une chaussure à tige haute nécessite de croiser plusieurs paramètres. Nous évoquerons également la tige mid en fin d’article.

 

  

Chaussure de rando tige basse et tige haute : les caractéristiques

  

La chaussure de randonnée à tige basse s’arrête sous la cheville comme une chaussure de ville ou de course pied. Il en résulte une grande liberté de mouvement de la cheville et un déroulement facile du pied lors de la marche. Ces chaussures donnent, en général, une sensation de légèreté (on les « oublie »).

La chaussure de randonnée à tige haute est une chaussure montante qui couvre la cheville. Il en résulte une bonne tenue du pied et de la cheville et une sensation de sécurité et de meilleure stabilité. Plus lourdes que les tiges basses, les tiges hautes sont toutefois bien plus légères qu’il y a 20 ans (sauf les modèles les plus costauds).

 

4 critères pour choisir :

  

Vos articulations :

Vous avez les chevilles fragiles ? Tendance à vous tordre la cheville ? Des douleurs articulaires (chevilles, genoux, hanches) ? La tige haute vous stabilise et sollicite moins les tendons et les articulations qu’une tige basse.

Vous avez le pied sûr ? Voire l’habitude de courir dans les descentes ? Une tige basse sera plus agréable, à condition que les autres critères soient réunis.

 

Le poids porté et la durée de pratique :

Vous n’emportez que votre pique-nique et randonnez avec un sac à dos léger ? Vous n’avez pas l’impression d’être tellement plus chargé qu’au quotidien, une chaussure à tige basse est adaptée, si les autres critères sont réunis. 

Si en plus vous partez pour 2 ou 3 heures (ce qui justifie le sac léger), la tige basse sera d’autant plus adaptée.

Vous portez un sac grand litrage bien chargé ?  Vous avez la sensation de porter bien plus lourd que votre poids. Cela change votre centre de gravité et sollicite plus fortement vos articulations, tendons et muscles. Dans ce cas, c’est tige haute (sauf si vous avez des articulations en béton et l’habitude).

Vous partez pour plusieurs jours (ce qui va de pair en général avec un chargement significatif) ? Dans ce cas, la longueur des journées et l’accumulation de fatigue, justifie une tige haute qui sécurise et tient bien le pied.

  

Le terrain :

C’est le dernier critère, mais le plus important. Sur un terrain plat, ou un terrain vallonné mais avec sentier régulier et stabilisé, il est plus agréable de dérouler le pied avec une tige basse.

Sur de fortes pentes, ou des sentiers accidentés ou caillasseux, les tiges hautes trouvent leur pleine utilité pour apporter confort, sécurité et réduire la fatigue.

  

 

Et les tiges Mid ?

 

Il existe également des tiges hautes plus courtes (dites « Mid ») avec en général 2 œillets sur la tige (contre 3 sur les hautes). On retrouve les avantages et limites des tiges hautes, mais de façon atténuée. C’est-à-dire que la liberté de mouvement de la cheville est plus grande, mais la cheville moins bien tenue. Par contre on conserve une bonne tenue du pied. La chaussure mid est un peu plus légère qu’une tige haute similaire. Elle est adaptée quand on veut se sécuriser mais sur des terrains faciles, ou bien quand on a les articulations « costaudes » mais qu’on part sur une sortie longue ou un terrain engagé.

  

 

En conclusion :

  

Si vous hésitez dans le choix de vos chaussures hautes ou basses, positionnez vos curseurs personnels sur ces 4 critères : solidité/fragilité des articulations, poids lourd ou poids habituel, sortie courte ou longue (durée sur la journée et dans l’enchainement de journées), terrain « roulant » ou terrain accidenté.

Et si vous penchez spontanément vers des tiges basses, parce que vous n’avez pas l’habitude des tiges hautes, ayez en tête que les chaussures hautes ne sont pas une entrave mais au contraire un confort dans tous les cas que nous avons expliqué dans cet article.

  

Encore un doute ? Appelez RayonRando.

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  Comment régler son sac à dos de randonnée ?

 

Un bon réglage de sac à dos pour randonner confortable

 

  • Pour profiter pleinement de la randonnée, il est essentiel de ne pas être gêné par le port du sac à dos. Pour cela, il est nécessaire de bien le régler.
  • Un sac à dos bien réglé doit faire porter le poids majoritairement sur les hanches. Il ne doit pas tirer ou faire mal aux épaules.
  • Il existe en général 4 points de réglage : hauteur des bretelles (pas toujours), ceinture de hanche, sangles des bretelles, sangles de rappel de charge sur les bretelles.

 

Plusieurs étapes à suivre :

 

1- Régler la hauteur des bretelles :

Sur la plupart des grands sacs à dos la hauteur des bretelles est réglable : une échelle visuelle vous permet de positionner les bretelles selon votre taille, souvent par des velcros. Ce n’est pas le cas sur tous les sacs à dos plus petits ou sur les sacs à dos filet. Les bretelles doivent être à hauteur des omoplates, de façon à bien suivre la courbe de l'épaule. 

 

2- Charger votre sac à dos :

Il sera plus facile de sentir le bon réglage avec un sac à dos chargé.

  

3- Desserrer largement les sangles des bretelles et les sangles de rappel de charge.

 

4- Enfiler votre sac à dos et réglez d’abord la ceinture :

Les bretelles sont détendues et le poids ne porte donc que sur la ceinture. Il faut serrer suffisamment pour le sac soit stable sur les hanches et pour que le poids porte bien sur les hanches.

  

5- Une fois la ceinture réglée, ajuster le serrage des sangles des bretelles :

Elles doivent être suffisamment serrées pour stabiliser le sac à dos mais sans tirer sur les épaules. Vous devez pouvoir glisser un doigt entre épaule et bretelle sans difficulté.

  

6- Ajuster le serrage des sangles de rappel de charge :

Il ne faut pas que le sac vous tire vers l’arrière. Serrez ces sangles pour rapprocher le sac du dos pour qu’il ne tire pas sur les épaules mais sans qu’il ne gène vos mouvements non plus.

 

7- Enfin, clipper et ajuster le serrage de la sangle de poitrine :

Si vous utilisez la sangle de poitrine, celle-ci est en général réglable en hauteur. Positionnez bien la sangle horizontalement, elle permet le rapprochement des bretelles pour mieux stabiliser le sac à dos. Mais on est parfois plus à l'aise sans.

   

 

En conclusion :

Votre sac à dos est bien réglé si vous avez la sensation que le poids porte essentiellement sur les hanches, qu'il ne tire pas sur les épaules, ni en arrière, et que conservez une bonne aisance de mouvement.

Mais, souvenez-vous aussi qu’il ne suffit pas de bien régler votre sac à dos, il faut aussi bien le charger. Rangez soigneusement vos affaires : la répartition du poids doit être équilibrée et les objets les plus lourds doivent être près de votre dos et si possible en bas du sac afin de respecter au mieux votre centre de gravité et votre équilibre.

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  • Avoir de l'eau potable en randonnée
  • Tente ultra-légère ? Oui, mais...
  • Refuge et monument historique

 

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