Sommaire n°7 - Octobre 2022 :

Comment choisir son sac de couchage ?  Lire l'article

Ténérife : une destination rando pour l’hiver Lire l'article

Raymond Rando, les bêtes et la nourriture. Lire l'article

 

 

 Comment choisir son sac de couchage ?

  

Choisir son sac de couchage n'est pas toujours évident, entre le poids, l'encombrement, le garnissage... on peut s'y perdre ! Dans cet article, on vous donne quelques conseils pour cibler au mieux vos besoins et donc de choisir celui qui vous correspondra.

 

Les points clés pour bien choisir votre sac de couchage

 

  1. La température de confort
  2. Le poids
  3. Le garnissage : duvet ou synthétique ?
  4. Le système de fermeture pour le haut du corps
  5. Le volume compressé
  6. La forme : sac sarcophage ou sac couverture ?
 

 

 

1- La température de confort :

  

C’est avant tout la température de confort qui doit vous servir de référence dans votre choix, pas la température limite de confort, et encore moins la température extrême. Premier critère de sélection de votre sac de couchage à prendre en compte. 3 températures sont indiquées : confort, limite et extrême.

 
  • Vous devrez prendre en considération la zone géographique de vos randonnées, les altitudes où vous dormirez, les conditions de bivouac (belle étoile, tente, refuge), la saison et bien sûr les conditions météo (pas seulement la température, mais aussi les risques d’intempéries).
  • Attention : même dans les zones tempérées en été, la température peut baisser nettement la nuit dès lors que vous êtes en altitude.
  • L’humidité et le vent sont également des éléments importants.
  • Attention, la sensibilité au froid est différente selon la constitution et le degré d’entrainement des personnes : si vous êtes frileux, pensez à prendre un sac avec une température de confort un peu plus basse que les températures auxquelles vous pensez être confronté. Vous aurez plus froid si vous êtes fatigué et si vous n’avez pas mangé.

 
Voici à quoi correspondent les 3 températures :
 
  • température de confort : jusqu'à cette température, le sujet, dans une position décontractée sur le dos, est globalement "à l'aise", c'est à dire qu'il est en équilibre thermique et ne ressent aucun froid (déterminée pour une femme pesant 60 kg) ;
  • température limite de confort : température limite à laquelle le sujet, recroquevillé sur lui-même dans le sac de couchage, est à la limite de la sensation de froid (déterminée pour un homme pesant 70 kg et dans des conditions normales d’utilisation). Cette position est adoptée afin de minimiser la surface du corps qui perd de la chaleur ;
  • température extrême : température où le risque d’hypothermie pouvant entraîner la mort apparaît (déterminée pour une femme pesant 60kg, recroquevillée et dans des conditions normales d’utilisation).

       

 
Fiabilité des températures indiquées par les constructeurs. Toutes les marques que nous avons sélectionnées indiquent des températures confort, limite et extrême conformes à la norme européenne EN13537.
 
Cette norme présente une double garantie :
  • elle garantit des températures fiables ;
  • elle rend les sacs des différentes marques comparables sur ce critère.

Mais elle a une limite : elle est testée dans les mêmes conditions pour tous les sacs ; les températures correspondent par exemple à une personne dormant en sous-vêtement alors que pour les températures basses, vous dormirez couvert. Elle ne tient pas compte des différentes conditions d’utilisation et des différences individuelles.

 

Astuce : le drap de sac en soie ou en polaire.

Vous serez amené à utiliser votre sac dans des conditions variables de température ? Sachez qu’un sac à la température de confort « douce » peut être « renforcé » en ajoutant un drap de sac en soie ou mieux : un sarco en polaire (gain de plusieurs degrés). Attention toutefois : pour les grands froids, il faut disposer d’un sac conçu d’emblée pour ces conditions.

  

 

 

2- Le poids :

   

Pour la randonnée en autonomie complète, le poids sera un critère important. Nous avons créé une rubrique regroupant les sacs de couchage les plus légers.
Les sacs de couchage en duvet présentent le meilleur rapport poids / température.
 
Mais, il n’y a pas de mystère : vous ne trouverez pas de sac de couchage très léger pour des températures de confort basses.
 

 

 

3- Le garnissage :

 

Le sac de couchage en synthétique est souvent plus lourd que celui en duvet à température égale ; il est aussi moins compressible. Par contre, il résiste mieux à l’humidité. Il sera donc particulièrement indiqué si votre sac risque d’être exposé aux intempéries ou par exemple si vous dormez à la belle étoile dans une zone humide. Ces sacs sont également plus économiques que ceux en duvet.

 
                Husky - Dinis (T° confort : 5°C)                                       Millet - Baikal 1100 (T° confort : 5°C) 
 
 
Le sac de couchage en duvet est léger, compressible, très isolant et respirant. Mais il perd de son pouvoir isolant s’il est mouillé (les flocons de duvet se collent les uns aux autres) ; à déconseiller donc s’il risque d’être trop exposé à l’humidité. Le sac en duvet retrouve son pouvoir gonflant une fois sec. Toutefois, certains modèles sont traités pour résister à l’humidité. Une enveloppe extérieure hydrophobe et coupe-vent permet aussi d’améliorer la protection du duvet. Ces sacs sont bien indiqués pour un portage léger et peu volumineux sans sacrifier le confort thermique. Ils assurent un rapport poids / chaleur optimal.
 
A propos du duvet :
 
  • les garnissages sont en duvet d’oie ou en duvet de canard. Un pourcentage est indiqué pour donner le pourcentage de duvet et de plumettes utilisé (exemple : 80/20 signifie que le garnissage est composé de 80% de duvet et de 20% de plumettes). L’utilisation de plumette est en effet indispensable pour assurer le meilleur pouvoir gonflant au duvet. Le taux de plumette est variable selon le type de duvet utilisé.

  • la mesure du pouvoir gonflant. Mesuré en Cuin (cubic inches), il donne la qualité du duvet et sa capacité d’isolation. La valeur indiquée correspond au volume d’une once américaine de duvet (28.35 g). Plus le duvet a été trié avec soin, plus son pouvoir gonflant est important.

 

 

4- Le système de fermeture :

 

Cet élément est important pour éviter la perte d’air chaud et l’infiltration d’air froid par le haut du sac.
Il existe 2 systèmes de fermeture sur les sacs de couchage sarcophages :
 
  • Au niveau de la capuche seulement ; tous les sacs sarcophages disposent d’un cordon de serrage de la capuche qui permet d’ajuster l’ouverture au plus juste et ne laisse, en cas de froid, qu’une petite partie du visage exposée ;
  • Avec collerette intérieure au niveau des épaules en plus de la capuche; la collerette permet d’isoler le corps au niveau du torse. Elle apporte un confort supplémentaire : elle « piège » mieux la chaleur et permet le cas échéant de garder la capuche ouverte en conservant la chaleur du corps. On trouve en général une collerette à partir de températures de confort assez faibles (inférieures à 5 degrés). Certains sacs ne disposent pas de collerette à proprement parler mais d’un bourrelet intérieur qui remplit la même fonction.
Les sacs les plus légers n’ont souvent qu’un seul système de fermeture au niveau de la capuche. A température de confort comparable, un sac un peu plus lourd avec collerette peut donc offrir un meilleur confort thermique.

  

 

 

5- Le volume compressé :

 

C’est un critère important si vous ne voulez pas vous encombrer d’un sac trop volumineux. Les sacs en duvet se compressent mieux et sont donc en général moins volumineux que les sacs synthétiques.
La plupart des sacs de couchage sont fournis avec une housse de compression. Pour compresser votre sac de couchage au maximum, mettez vous accroupi avec un genoux sur le sac de couchage et tirer les sangles de compressions. Vous gagnerez des centimètres non négligeables. Si cette housse n'est pas fournie, vous pourrez en trouver facilement en vente.

Sac de couchage en duvet VS synthétique pour la même température de confort  

  

6- La forme :

 

  • Les sacs de couchage sarcophage sont de formes anatomiques : ils épousent bien la silhouette et permettent ainsi d’optimiser la protection thermique. Ils sont également plus légers et moins encombrants que les sacs couverture. Notre gamme est composée essentiellement de sacs sarcophages, car c'est la forme la plus adaptée pour la randonnée.
 
  • Les sacs de couchage couverture sont plus confortables car plus large au niveau des pieds. Par contre, à garnissage comparable, ils offrent une moins bonne protection thermique car ils contiennent plus d’air. Or, le sac ne chauffe que par la température corporelle et ne peut donc réchauffer une grande quantité d’air. Ils n’ont souvent pas de capuche pour protéger la tête. Ils sont également plus encombrants que les sacs sarcophages. Leur usage est donc généralement réservé au camping dans des conditions clémentes.

Quelques conseils d’utilisation :

 

  • une bonne isolation sous un sac de couchage est indispensable pour vous préserver du froid, d’autant plus que le garnissage est compressé par le poids du corps : un matelas est donc nécessaire ;
  • si votre sac en duvet est mouillé, ventilez-le et faites le sécher le plus rapidement possible ;
  • lorsque vous ne l’utilisez pas, conservez votre sac à garnissage duvet hors de sa housse de compression : vous préservez ainsi son pouvoir gonflant ;- votre sac peut en général se laver en machine, à froid et avec une dose modérée de lessive. Suivez toutefois les conseils d’entretien qui sont donnés par les fabricants pour chaque sac.

 

 

En résumé :

Un sac de couchage synthétique sera bien adapté :

  • s’il risque d’être exposé à l’humidité (atmosphère très humide, nuits à la belle étoile) ;
  • si vous recherchez une solution économique pour une randonnée courte ou de refuge en refuge, car, dans ce cas, votre sac à dos ne sera pas trop chargé, et le poids du sac de couchage ne sera pas un critère déterminant.

Un sac de couchage en duvet sera bien adapté :

  • pour les grandes randonnées, car la légèreté et le faible encombrement seront alors des critères importants ;
  • pour un plus grand confort et si vous dormez à l’abri (tente, refuge) ou à la belle étoile par temps sec.

  

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 Ténérife : une destination rando pour l’hiver 

 

Pour beaucoup, Ténérife et les Canaries n’évoquent que la bronzette, la fête et le surf… Mais cette image, bien réductrice, ne concerne qu’une petite partie de l’île. Le reste, l’essentiel en fait, est un vrai paradis pour randonneur. Voici ce qu’il faut savoir, en informations et en images.

                                              

 

Les bonnes raisons pour randonner à Ténérife :

 

  • Les paysages en premier lieu, à la fois beaux et très diversifiés. L’île comporte plusieurs parcs naturels, les plus remarquables étant celui du Teide, le parc rural du massif d’Anaga et le parc du Teno. Vous pouvez randonner dans un canyon aride (les « barrancos »)  planté de cactus et sur l’autre versant basculer dans une vallée verdoyante avec ses cultures en terrasse ; arpenter un sentier de crête dans une forêt de laurier et découvrir soudain une vue plongeante sur la mer ; et atteindre le plus haut sommet de l’Espagne (3718 m) en parcourant un paysage volcanique magnifique, aux contrastes colorés saisissants.

  • Tout est aménagé pour la randonnée, avec des sentiers très bien balisés qui conviennent pour des randos à la journée comme pour des circuits de 2 ou 3 jours. En décembre, on n’a pas été dérangé par la foule…    
  • Le climat permet de s’y rendre en toute saison.  En décembre, nous avons eu 19 à 23 °C en journée entre 0 et 1000 m, et des écarts plus élevés dans le massif du Teide, mais toujours bien pour randonner. Dans le massif de l’Anaga, les alizés génèrent une couverture nuageuse peu épaisse avec de belles éclaircies. Sur le Teide, c’est plus frais mais le plus souvent bien ensoleillé. Une réserve toutefois concernant les mois de janvier et  février où des chutes de neige rendent parfois impraticable l’ascension du Teide (le refuge peut être fermé si les conditions sont mauvaises).   
  • Ce n’est pas loin, 3 H d’avion (de Nantes) : on peut donc s’y rendre pour une semaine sans problème.  
  • Les gens sont plutôt sympas et décontractés.   
  • Et puis, il y a La Laguna, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco.  Elle évoque certaines villes coloniales d’Amérique Latine et peut constituer un « camp de base » très agréable avec ses façades aux couleurs pastels, ses patios et ses innombrables édifices historiques, palais, églises ou monastères.

 

Quelques infos pour randonner :

 

Cartes :

 

Il existe un guide de poche qui présente les principales randonnées de l’île (« Ténérife » de Klaus et Annette Wolfsperger ; éditions Rother). Vous pouvez l’utiliser pour organiser vos randonnées à la journée et il a l’avantage de préciser les connexions possibles entre les circuits. Vous pouvez donc, sans problème, planifier un circuit de plusieurs jours avec ce guide (parfois inutilement détaillé). Une carte générale est également utile pour planifier son parcours. Nous avons utilisé la Kompass. En dehors de la vision globale, elle est moins bien que le guide car tous les sentiers de randonnée n’y figurent pas.

 

Quand y aller ?

 

On peut y aller toute l’année compte tenu du climat, avec les réserves évoquées plus haut concernant janvier et février.  Les mois de juillet à septembre sont plus chauds et sans doute plus fréquentés. Le printemps et l’automne sont donc les meilleures saisons avec un avantage au printemps pour profiter des fleurs.

 

Pour se déplacer :

 

Si vous faites des balades à la journée dans toute l’île, une location de voiture est sans doute le moyen le plus pratique. Si vous faites des circuits de randonnée (avec point de départ et d’arrivée différents), l’île est très bien desservie en bus, pour un coût modique. Attention, sur certaines lignes secondaires, il peut n’y avoir que 2 ou 3 bus dans la journée, donc vérifiez les horaires à l’avance. Il y a aussi beaucoup de taxis pas très chers ; ça peut dépanner à l’occasion si vous n’avez pas de bus.

 

Pour se loger :

 

Côté hôtel, on vous conseille bien sûr d’éviter la zone touristique au Sud, particulièrement laide. La ville de La Laguna, comme évoqué ci-dessus, constitue un camp de base très agréable et assez central, à préférer à la ville de Santa Cruz (ce n’est qu’à ¼ d’heure) : Hôtel Aguere dans un bâtiment du 17ième avec patio couvert.  Sinon, vous trouverez des petits hôtels et auberges de charme dans les villes côtières.


Il y a également quelques campings signalés sur la carte Kompass et sur le site de l’office de tourisme. 

Dans le parc de l’Anaga, nous avons fait du bivouac sans problème. Dans le parc du Teide, le bivouac est interdit. Il y a un refuge au pied du Teide, qui permet de faire l’ascension finale de nuit pour être au sommet à l’aube. Réservez impérativement car il y a seulement 36 couchettes. Il y a également un hôtel près de la maison du parc au Parador Nacional.

 

Quelles randos :

 
Nous avons réalisé 2 circuits de 3 jours : l’un, dans le parc du Teide, est absolument incontournable ; l’autre, dans le parc de l’Anaga, est très sympa.

 

Parc du Teide :

 

Ce circuit de 2.5 jours permet de voir les plus beaux paysages du parc : bombes de lave noire sur un sol blanc, richesse des couleurs de la caldeira, lever du jour au sommet du Teide (3718 m), coulées de laves noires sur une terre ocre, cratère du Pico Viejo, cathédrales de pierre des Roques de Garcia, ascension du Guajara et vue sur le Teide, contraste des collines noires et ocres dans la descente sur le versant sud.  C’est simplement magnifique !

                                        

  • J1 : Départ en début d’après midi de la maison du parc à El Portillo (2050 m). Accès en bus ou taxi depuis la Orotava ou en bus depuis Los Cristianos.  On traverse la caldeira (l’immense cratère antique de 16 km de diamètre) avant de monter sur les flancs du Teide par un sentier raide mais bien tracé jusqu’au refuge de Altavista (3260 m). Attention, le refuge n’ouvre qu’à 17H et ne fait ni bar ni restauration (il y a 2 distributeurs de boissons, une bouilloire et un micro-onde).

  

  • J2 : Départ de nuit à 5h30 pour être au sommet à l’aube (vers 7 heures). 500 m d’ascension raide mais sans difficulté. On passe près de l’arrivée du téléphérique avant l’ascension finale où les fumerolles libèrent des effluves soufrées. Profitez d’une bouche d’air chaud soufré à 10 m du point culminant pour vous réchauffer les mains. Début décembre, il faisait 1°C à 5 h du matin au départ du refuge et environ -5°C au sommet, donc prévoyez les vêtements chauds, bonnet et gants inclus. Le vent peut accentuer le froid… Magnifique lever de soleil et vue à 360° sur l’île et l’océan. On redescend jusqu’au téléphérique et on poursuit à droite sur des coulées de lave jusqu’au Pico Viejo : il faut absolument monter les 50 m  jusqu’au bord du cratère magnifique avant de rebrousser chemin et descendre vers les belles formations rocheuses des Roques de Garcia. Nuit à l’hôtel du Parador de las Canadas del Teide près de la maison du parc (2150 m ; Parador Nacional).

                                       

  • J3 : Ascension du Guajara  (2718 m) par le col de la Degollada de Ucanca (chemin très sympa mais parfois aérien, à préférer à l’accès par le col de la Degollada de Guajara qui emprunte un chemin carrossable). Du sommet, vue à 360° sur le Teide et toute la caldeira d’un côté, sur l’océan de l’autre. Descente côté sud, la chaleur augmente rapidement. On profite encore de collines volcaniques aux contrastes saisissants, puis on passe près du Paisaje Lunar (sortes de cheminées de fées type Capadoce mais en beaucoup plus modestes), avant d’entamer une longue descente par la forêt jusqu’au village de Vilaflor. Puis on rejoint l’hôtel El Nogal à la Escalona en stop (mais il y a un bus), hôtel charmant avec piscine couverte et jacuzzi, bien sympa pour achever notre semaine de randonnée.

 

Parc de l’Anaga

  

Circuit de 3 jours sympa avec une alternance de beaux paysages et de passages plus ordinaires. Les plus jolis : la montée initiale dans les gorges arides avec cactus du barranco del Rio, la descente par le barranco de Tamadite en eau (le seul) jusqu’à une plage de sable noir. Les promontoires avec vue sur mer du chemin de crête après la Ensilada avec le final jusqu’à la pointe de la Montana Tafada en surplomb de la côte nord.

 

  • J1 : départ de Punta del Hidalgo (plusieurs bus depuis La Laguna). Remontée de l’aride barranco del Rio puis chemin de crête avant de basculer dans une vallée de cultures en terrasse ; village de Las Carboneras. Bivouac sur une terrasse en friche sur le chemin vers le village de Taborno. 
  • J2 : montée vers le village puis chemin de crête et descente vers le village d’Afur. La descente se poursuit dans le beau barranco de Tamadite jusqu’à la superbe plage de sable noir. On remonte par un sentier en surplomb de la mer en direction de Taganana. Puis on remonte à droite vers la forêt. Montée raide par un sentier en lacets dans la forêt. Bivouac en bordure de chemin à 200 m de la Casa Forestal de Anaga (832 m) 
  • J3 : depuis la Casa Forestal, on remonte 5 min le chemin descendu la veille et on oblique à droite. Descente puis chemin de crête. On remonte ensuite vers El Bailadero. Là, mauvaise surprise : le sentier repéré sur la carte n’existe pas, il faut suivre la route pendant environ 5 km avant de reprendre le sentier à la Ensilada. Chemin de crête avec quelques superbes points de vue sur la côte. Il y a un beau promontoire aménagé parfait pour pique-niquer. On continue à descendre un peu puis on remonte en suivant toujours la crête jusqu’à  la montana Tafada. Allez tout au bout pour profiter de la vue sur le phare de Anaga et la côte. On revient sur nos pas et 150 m après le bâtiment en ruine, on oblique à gauche sur un sentier qui descend peu après jusqu’au village de Chamorga. Bus jusqu’à la Laguna (sauf les jours fériés !).

Et la mer ?

 

Nous avons juste trempouillé les pieds sur une plage de sable noir de l’Anaga. Pour la baignade, il existe plusieurs plages, dont une grande plage de sable artificielle (playa de las Teresitas) près de San Andres qui est sans doute moins touristique que le sud de l’île. Quelques piscines d’eau de mer aussi (comme à Punta del Hidalgo). Pas vu les plages du sud.

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 Raymond Rando, les bêtes et la nourriture.

 

Raymond Rando ! Derrière ce nom de super héros se cache un être de chair et de sang : un randonneur ! Costaud mais sensible, courageux mais pas téméraire, il partage volontiers ses expériences. Aujourd’hui, Raymond Rando nous parle à cœur ouvert de ses relations avec les bêtes sauvages. Et de son sens du partage en ce qui concerne la nourriture... 

 

Je le savais ! Je l’ai toujours su. C’est pourtant simple : il ne faut pas stocker sa nourriture dans sa tente ! Cela attire les petites, et parfois les grosses bêtes, qu’on préfère admirer en photo qu’en vrai. On ne les voit pas le jour, mais la nuit, ce sont elles qui nous trouvent et n’hésitent pas à venir se servir dans notre réserve de nourriture.

                                           

Cela dit, il m’a fallu un certain nombre d’expériences malheureuses pour parfaitement intégrer ce précepte, et le mettre en application :

   

  • Cela a commencé dans le parc Algonquin au Canada. Il y avait bien des avertissements sur la présence d’ours, mais nous avons quand même laissé traîner la nourriture à côté de la tente. Ce n’est pas un ours, mais un raton laveur qui nous a réveillé en pleine nuit. Il avait une préférence pour de délicieux biscuits. Il est parti avec le paquet.

  

  • En Islande, la faune est plus rare. Mais elle est gourmande… La petite souris ne nous a pas réveillé, mais elle a eu le temps de faire un très beau trou dans un sac à dos (pourtant de qualité). Tout ça pour à peine entamer un paquet de barres énergétiques…

  

  • Pour vraiment comprendre, il a fallu toutefois que j’aille bivouaquer en Slovaquie. Je n’avais pas prêté attention aux panneaux avec des pictogrammes « ours ». C’était écrit en slovaque… Cette fois-ci c’est bien un ours qui nous a rendu visite. Après avoir délicatement arraché le sac à dos rangé sous l’abside de la tente, il a dégusté tranquillement nos réserves. Il est resté longtemps, longtemps, à tourner autour de la tente. C’était apparemment un ours mal léché, car quand on ne l’entendait pas, on sentait son odeur puissante. Une très mauvaise nuit…

  

Depuis ce jour, j’ai vraiment compris : il ne faut pas stocker sa nourriture dans sa tente ! Et c’est l’odeur qui les attirera le plus surement vers le garde-manger.

Alors comment faire ?

 

Voici comment je procède désormais :

 

  • Je stocke la nourriture dans des sacs étanches à enroulage. De cette façon, elle est protégée et peut rester dehors. (Il y en a chez RayonRando.com)
  • Je place le sac de nourriture bien à l’écart de la tente.
  • Autant que possible, j’accroche le sac étanche à un arbre la nuit. A défaut d’arbre, il m’arrive de faire un tripode avec nos bâtons pour l’arrocher en hauteur (ça protège des souris ; on peut utiliser des cailloux et des interstices entre les rochers si on craint des animaux plus gros).
  • J’utilise aussi des sacs anti-odeurs pour le fromage par exemple (ce sont des sortes de sacs congélations étanches aux odeurs qu’on trouve sur RayonRando.com, et qui sont efficaces).
  • J’y place également les produits d’hygiène « parfumés » (dentifrice par exemple).
  • J’accroche aussi l’éventuelle poubelle si j’ai des emballages alimentaires usagés.
  • Et enfin, je n’oublie pas (enfin si, ça m’arrive) de vérifier que je n’ai pas des en-cas qui trainent encore dans mes poches ou mon sac à dos. 
  • S’il y a des risques importants, je dîne également à l’écart de la tente.

  

Et est-ce que ça suffit ?

 

Le plus souvent oui, mais ça n’empêche pas une petite surprise de temps en temps :

  • A la Réunion, la nourriture était à l’abri, mais au réveil, j’ai retrouvé ma tasse en silicone grignotée et percée, probablement par un amateur de « traces » de soupe.
  • Et puis certains animaux sont simplement curieux, tel le renard Corse qui a mordu l’orteil d’un de mes voisins, ou encore le fennec égyptien, qui est parti avec mes chaussettes (signe d’un odorat subtil à mon avis).

   

Bref, les animaux ont du nez, et ils ont faims! Quelques sages précautions permettent d’éviter des expériences parfois désagréables.

 

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