Faut-il encore faire le GR20 en Corse ?

Le GR20 est souvent présenté comme la randonnée mythique de Corse, et même comme l’un des treks les plus difficiles d’Europe. Traverser l’île de Beauté du nord au sud, marcher sur ses crêtes de granite et enchaîner les étapes techniques fait rêver des milliers de randonneurs chaque année.

Mais le GR20 est aussi devenu victime de son succès. En pleine saison, les refuges affichent complet, de même que les aires de bivouac. Les sentiers peuvent être très fréquentés et l’expérience est parfois loin de l’aventure solitaire que l’on imagine en regardant les photos.

Alors une question revient de plus en plus chez les randonneurs : faut-il encore faire le GR20 aujourd’hui ? Entre trek mythique et sentier trop fréquenté, voici les éléments concrets qu’il faut savoir avant de se lancer. Chez RayonRando, nous avons aussi notre opinion, forcément plus subjective, dont nous vous en ferons part.

Le GR20 est-il devenu victime de son succès ?

Le GR20 attire chaque année des randonneurs du monde entier. Cette grande popularité a transformé l’expérience sur certaines portions du sentier au point d’approcher parfois de la saturation.

Une fréquentation très élevée en été : saturation au bivouac et sur les sentiers.

Entre juin et septembre, la fréquentation du GR20 augmente fortement.

  • Foule au bivouac :

En juillet et août, les refuges sont souvent complets plusieurs semaines à l’avance, mais les zones de bivouac peuvent également être saturées. Il en résulte un accueil dégradé, bruit, attente aux douches…

  • A la queue leu-leu sur le GR20 :

Tout le monde dormant au même endroit, et beaucoup de gens essayant de partir tôt, le sentier est encombré dès le départ le matin. Si le peloton peut s’étirer, il peut aussi y avoir des bouchons sur le parcours, du fait des différences de rythmes et des personnes qui viennent dans l’autre sens, particulièrement dans les passages délicats ou escarpé. Cela peut aussi créer des situations relativement dangereuses dans les passages délicats ou en cas de météo dégradée.

La conséquence, c’est une expérience parfois moins sauvage. L’image d’un trek isolé au cœur de la montagne corse ne correspond pas à la réalité en plein été. Pour les randonneurs qui recherchent avant tout la tranquillité et l’atmosphère paisible d’une immersion en nature, cela peut être une surprise.

Une obligation de tout réserver contraignante :

Il était déjà obligatoire de bivouaquer près des refuges. Mais depuis quelques années, la réservation à chaque bivouac est obligatoire, même pour planter sa tente. Précisons que cette obligation nous parait malheureusement normale dans une situation de saturation qui peut dégrader la nature (flore, faune, déchets), augmenter les risques d’incendies et mettre des personnes en danger.

Mais elle a des conséquences vraiment désagréables pour un adepte du trek :

  • Il faut réserver tous les hébergements bien à l’avanc.
  • Il est quasi impossible de changer une fois sur place. Si vous voulez doubler une étape trop courte ou au contraire rester sur place pour cause de mauvais temps ou de fatigue, ce n’est pas possible. En effet, vous devez annuler au moins 48 h à l’avance votre réservation (non transférable ni décalable) et prier pour qu’il reste de la place là où vous souhaitez dormir. Bref, impossible d’adapter votre parcours une fois sur le terrain.
  • Vos étapes sont donc conditionnées par les bivouacs officiels. Il n’est pas possible de les programmer en fonction de votre rythme et à vos envies (hormis en faisant 2 étapes en 1 jours).
  • Le coût du refuge, mais surtout celui du bivouac : 12 € par personne soit 24 € pour une tente de 2 personnes. C’est un prix qui parait élevé pour avoir le droit de planter sa tente et accéder aux sanitaires (là où le principe du bivouac, ailleurs, c’est la gratuité).
  • Accessoirement, si vous voulez choisir votre emplacement de bivouac, il vaut mieux arriver tôt.

Les refuges sont gérés par le parc naturel régional. Pour réserver, une seule adresse : https://pnr-resa.corsica/

Une réalité qui dépend beaucoup de la période

La fréquentation reste très variable selon les moments de l’année. En juin ou en septembre, l’ambiance peut être plus calme. Certaines étapes restent également relativement sauvages, loin des zones les plus populaires.

Malgré cette popularité, le GR20 continue d’attirer pour une raison simple : c’est une randonnée exceptionnelle.

Pourquoi a-t-on encore envie d’y aller ? Le GR20 reste une randonnée mythique

Si le GR20 fascine autant de randonneurs, ce n’est pas un hasard. Peu d’itinéraires offrent une expérience aussi complète en montagne.

Une traversée spectaculaire de la Corse

Le GR20 traverse l’île de Beauté du nord au sud sur environ 180 kilomètres. Le sentier suit souvent les crêtes et offre des panoramas impressionnants sur les montagnes corses et parfois sur la mer.

Au fil des étapes, les paysages sont très variés :

  • crêtes rocheuses
  • lacs d’altitude
  • forêts de pins et de hêtres
  • plateaux d’altitude
  • sommets avec des vues à 360°.

Cette diversité de paysages, cette alternance d’ambiances (haute montagne ou plus bucolique) contribue largement à la réputation du GR20.

Un trek sportif et engagé

Le GR20 est également connu pour son dénivelé important, avec plus de 10 000 mètres de montée cumulée sur l’ensemble du parcours. Le terrain est souvent rocheux et demande de l’attention, notamment dans la partie nord.

Pour beaucoup de randonneurs, réussir la traversée complète du GR20 représente un vrai défi.

Un trek qui reste exceptionnel

Le GR20 reste une expérience remarquable. Les paysages, le terrain technique et la traversée intégrale de la Corse en font une aventure unique en France.

Le GR20 possède aussi une ambiance particulière. Les refuges sont des lieux de rencontre entre randonneurs venus de toute l’Europe. Les soirées passées à partager un repas ou à échanger sur les étapes du lendemain font partie de l’expérience.

Pour beaucoup de randonneurs, le GR20 reste un souvenir marquant.

La difficulté du GR20 : mythe ou réalité ?

La réputation du GR20 comme l’une des randonnées les plus difficiles d’Europe est largement répandue. Mais certains randonneurs se demandent si cette réputation est parfois exagérée.

Alors, le GR20 est-il surestimé ?

Un terrain éprouvant et des passage techniques

Dans les faits, la difficulté est réelle, mais elle mérite d’être nuancée.

Le sentier comporte :

  • des passages rocheux
  • des pierriers
  • des montées raides
  • quelques sections équipées de chaînes ou de câbles.

La succession des étapes et le dénivelé quotidien peuvent également être éprouvants, surtout lorsque le sac est chargé.

Chez RayonRando, on trouve que c’est surtout la nature du terrain parfois très caillasseux qui peut être usant pour les jambes et pour l’organisme quand le soleil tape. D’ailleurs, ne soyez pas surpris : vos chaussures y subiront une usure inhabituelle.

Une difficulté parfois exagérée

Cependant, le GR20 reste un itinéraire bien balisé, bien structuré et bien documenté. Les refuges sont répartis régulièrement le long du parcours et les points d’eau sont relativement nombreux (hormis en fin de saison). Le circuit et la logistique sont donc simple à organiser. Pas mal d’étapes sont assez courtes (au point que les randonneurs aguerris doublent certaines étapes).

Pour un randonneur entraîné et habitué à la montagne, le GR20 est assez exigeant mais accessible. Le GR20 est un trek physique, mais ce n’est pas une expédition extrême.

Gare aux débutants !

Toutefois, cette réputation de difficulté peut être entretenue par certains randonneurs. Ceux qui choisissent de « faire » le GR20, par défi, comme d’autres veulent « faire » le Mont Blanc, alors qu’ils n’ont pas une solide expérience du trek en autonomie. Pour eux, l’expérience peut être réellement éprouvante et justifier la réputation du GR20.

Dans quels cas le GR20 peut décevoir

Le GR20 n’est pas forcément la randonnée idéale pour tous les profils.

Il peut décevoir si :

  • vous cherchez une randonnée isolée, avec l’impression d’être loin du monde
  • vous voulez marcher plusieurs jours sans croiser beaucoup de randonneurs.
  • Vous voulez déconnecter de la vie sociale ordinaire et trouver silence et tranquillité.
  • vous partez uniquement en pleine saison estivale
  • vous n’appréciez pas l’ambiance parfois animée des refuges et bivouacs communs.
  • Vous voulez être libre de bivouaquer où ça vous plait et d’adapter votre parcours et vos étapes à vos envies et aux conditions.

Dans ces cas-là, l’expérience peut être différente de ce que l’on imagine.

Comment éviter la foule sur le GR20

Même si le GR20 est très fréquenté, il existe plusieurs façons de profiter davantage du sentier.

Choisir la bonne période

La fréquentation varie fortement selon les mois. Juin et septembre sont souvent considérés comme les périodes les plus agréables. Les conditions restent généralement bonnes et il y a moins de monde que pendant les vacances d’été. La fréquentation est malgré tout plus élevée qu’ailleurs et vous vous exposez à l’enneigement tardif en juin et à la sècheresse en septembre.

Adapter ses étapes

De nombreux randonneurs suivent les étapes classiques proposées dans les guides. En adaptant légèrement son itinéraire par des variantes ou en combinant certaines étapes, il est possible d’éviter les groupes et d’arriver plus tôt aux refuges.

Pour identifier les étapes « officielles », consultez le site du Parc Naturel Régional https://www.pnr.corsica/fr/randonnees-decouverte/gr-20-fra-li-monti

Partir tôt le matin

Partir tôt permet de profiter du calme de la montagne. Les températures sont également plus agréables et les passages techniques sont souvent moins fréquentés. Toutefois, vous ne serez jamais  les seuls à avoir eu cette idée.

Quelle alternative au GR20 ? La Corse, bien sûr !

Vous voulez vraiment découvrir les magnifiques paysages Corse en toute tranquillité ? Faire de magnifiques randos sur l’île de beauté par des sentiers peu fréquentés ? Bonne nouvelle, c’est facile : il suffit de parcourir tous les sentiers Corse, sauf le GR20 !

Et ces sentiers sont nombreux. Il y a bien sûr les Mare à Mare et Mare e Monti, mais aussi des sentiers communaux.

Lors d’un séjour en Corse initialement prévu sur le GR20, Franck de RayonRando à dû revoir son parcours en raison d’un enneigement tardif (début juin). Résultat un parcours au départ des calanques de Piana, sur des sentiers où on ne croise personne et où on profite pleinement des paysages.

Pour tout savoir sur ces alternatives Corse au GR20, lisez notre article : « Corse, bien plus que le GR20 ».

Il est donc possible de combiner quelques portions du GR20 et d’autres sentiers largement dédaignés pour ceux qui veulent absolument faire le GR20.

Les alternatives au GR20 pour une expérience plus sauvage

Si vous recherchez un trek moins fréquenté mais engagé avec des superbes paysages, il existe bien d’autres itinéraires pas plus éloignés que la Corse.

Par exemple :

  • Le GR54 – Tour de l’Oisans et des Écrins, un trek alpin très engagé
  • Les Dolomites, des paysages fabuleux, totalement atypiques, quelques passages techniques mais bien balisés. Découvrez en plus avec notre article : Les Dolomites, c’est fantastique
  • L’Islande et le trek du Landmanalaugar, des paysages fascinants et un parcours bien tracé. Sur ce sujet, lisez notre article « Islande…. »
  • Le Selvaggio Blu en Sardaigne, un trek très engagé et sauvage.

Ces itinéraires peuvent offrir une expérience différente, mais inoubliable, et plus calme…

Conclusion

Le GR20 reste l’une des randonnées les plus impressionnantes que l’on puisse faire en France. La traversée de la Corse offre des paysages spectaculaires et un bel engagement sportif pour les randonneurs.

Mais il faut aussi accepter une réalité : le sentier est aujourd’hui très fréquenté, surtout en plein été, ce qui altère l’expérience et contraint l’organisation. L’expérience dépend donc beaucoup de la période choisie et de vos attentes.

Si vous rêvez de parcourir un trek mythique, le GR20 vaut toujours le coup. Si vous recherchez avant tout la solitude et l’immersion complète dans la nature, d’autres itinéraires en Corse ou ailleurs pourront mieux correspondre à votre idée de l’aventure.

Pour nous, chez RayonRando, trek et bivouac signifient une certaine solitude, tranquillité et peu de contraintes. Alors, on aime la Corse, mais on préfère les sentiers parallèles. Pas besoin de « faire » tout le GR20 pour pleinement découvrir la Corse. Mixer les autres sentiers et quelques portions choisies du GR20 nous parait une très bonne option.

Les montages de tarp en bushcraft

Savoir monter un tarp correctement est une compétence essentielle en bushcraft et en bivouac autonome. Un même tarp peut offrir des niveaux de protection très différents selon le montage choisi, l’orientation et la tension de la toile. Ce n’est donc pas le matériel seul qui fait la différence, mais la manière de l’utiliser.

Dans cet article, RayonRando.com vous détaille 6 montages de tarp fiables et éprouvés, du plus simple au plus protecteur. L’objectif est de comprendre quand utiliser chaque montage, ses avantages, ses limites et les conditions idéales.

Quels sont les conseils de base pour monter un tarp ?

Avant même de parler de montage, quelques principes fondamentaux s’appliquent toujours.

Un bon emplacement fait déjà la moitié du travail. Cherchez un terrain légèrement surélevé pour être à l’abri des cuvettes où l’eau peut s’accumuler, et utilisez le relief ou la végétation pour te protéger du vent. Orientez systématiquement votre abri dos au vent dominant.

La tension est cruciale. Un tarp mal tendu claque, laisse passer l’eau et s’use prématurément. Enfin, gardez à l’esprit qu’un tarp se monte rarement haut : plus il est bas, plus il protège.

Montage n°1 : le montage en A (A-frame)

Le montage en A est le plus connu et souvent le premier appris. Le tarp est tendu sur une ligne centrale (entre deux arbres ou avec des bâtons), puis les côtés sont ancrés au sol.

Ce montage offre une bonne protection contre la pluie et un espace intérieur équilibré. Il est relativement simple à réaliser et fonctionne bien avec un tarp 3×3 m. En revanche, il protège moins bien contre le vent latéral si l’orientation est mal choisie.

Usage : C’est le montage Idéal pour débuter et pour les conditions météo clémentes. Le montage est très rapide quand on le tend entre 2 arbres.

Montage n°2 : le lean-to (abri incliné)

Le lean-to est un montage ouvert, rapide et minimaliste. Un côté du tarp est relevé, l’autre est ancré au sol. Il crée un abri incliné qui protège de la pluie venant d’une seule direction.

C’est un montage confortable par temps sec ou légèrement pluvieux, car il offre une bonne visibilité et une excellente ventilation. En revanche, il est peu protecteur face au vent changeant ou à la pluie battante.

Usage : c’est un montage à privilégier pour des bivouacs courts et des conditions clémentes. Intéressant aussi pour s’abriter en journée, pour cuisiner, etc… Quitte à le repositionner pour un montage « nuit ».

Montage n°3 : le montage diamant (diamond fly)

Dans ce montage, le tarp est utilisé en diagonale. Cela permet d’optimiser la couverture avec un tarp carré, notamment pour le hamac.

Le montage diamant est rapide à mettre en place et offre une bonne protection longitudinale. Il est cependant moins couvrant sur les côtés et demande une bonne orientation face au vent.

Usage : C’est la configuration intéressante pour le hamac et les configurations légères. Il couvre bien dans la longueur pour une surface et un poids total réduit.

Montage n°4 : le montage canadien

Le montage canadien est un excellent compromis entre protection et ventilation. Le tarp est tendu de façon asymétrique, créant une façade ouverte et une partie arrière plus basse.

Ce montage protège bien contre la pluie et le vent dominant tout en conservant une ouverture confortable. Il est très apprécié en forêt et fonctionne particulièrement bien avec un tarp 3×3 m ou 3×4 m. Cela peut être une alternative à la tente, légère et rapide à monter.

Le volume intérieur est plus limité donc il convient plutôt pour s’allonger.

Usage : chez RayonRando, on pense que c’est le montage le plus polyvalent, très adapté au bushcraft mais aussi à la marche ultra légère (MUL). Il permet de se passer de tente durant un trek aux beaux jours.

Pour être encore plus léger, vous pouvez utiliser le tarp DD Hammocks XXX 3*3 ultralight

Montage n°5 : l’abri fermé bas (mode tempête)

Lorsque les conditions deviennent difficiles, ce montage est l’un des plus efficaces. Le tarp est monté très bas, avec les côtés rapprochés du sol pour limiter les entrées d’air.

Il offre une excellente protection contre le vent, la pluie froide et les pertes de chaleur. En contrepartie, l’espace intérieur est réduit et la ventilation doit être surveillée, le risque de condensation étant plus élevé.

Usage : c’est une solution qui privilégie la protection au confort. À utiliser par mauvais temps ou en conditions froides.

Montage n°6 : l’abri fermé avec portes improvisées

Avec un tarp suffisamment grand (3×4 m ou 4×4 m), il est possible de créer des “portes” en repliant les extrémités de la toile. Cela permet de fermer presque entièrement l’abri.

Le tarp DD hammocks 3x4.5 ou le 4x4 offrent des bonnes solutions pour cette configuration

Ce montage offre une protection maximale contre les intempéries, au prix d’un montage plus technique et d’une ventilation réduite. Il est particulièrement adapté aux bivouacs prolongés ou aux conditions hivernales.

Usage : c’est un montage avancé pour utilisateur un peu expérimenté. Il est très sécurisant quand il est bien réalisé. Mais il nécessite un bâche assez grande donc un peu plus de poids.

Quel montage choisir selon les conditions ?

Le choix du montage dépend avant tout de 4 facteurs : météo, terrain, usage jour ou bivouac, et niveau d’expérience.
Par temps calme, un montage ouvert suffit. Dès que le vent ou la pluie s’intensifient, il faut baisser le tarp, fermer l’abri et privilégier la protection à l’espace.

Un même tarp peut être remonté différemment chaque soir. C’est cette adaptabilité qui en fait un outil aussi puissant en bushcraft.

Erreurs fréquentes lors du montage d’un tarp

Beaucoup de problèmes viennent d’erreurs simples : tarp monté trop haut, toile mal tendue, orientation incorrecte face au vent ou absence de pente pour l’écoulement de l’eau. Tester ses montages par beau temps permet d’éviter ces erreurs lorsqu’elles deviennent critiques.

Conclusion

Maîtriser quelques montages de tarp transforme complètement l’expérience du bivouac. Avec un seul tarp, il est possible de s’adapter à presque toutes les situations, à condition de comprendre quand et comment utiliser chaque configuration.

Chez RayonRando.com, on pense que le tarp n’est pas un abri “au rabais”, mais un outil exigeant, formateur et extrêmement polyvalent.

Il offre certes moins de confort qu’une tente double toit, mais pour un poids léger et un budget abordable.

Comment trouver une idée d’itinéraire de rando en France ?

Trouver une randonnée en France peut sembler simple. De nombreux sites web et applications de randonnée permettent de découvrir des itinéraires, de consulter des cartes détaillées et de télécharger des traces GPX.

Mais cette recherche se heurte à 2 écueils :

  • Comment trouver les outils de topos rando et cartes simples et fiables ? Tous les outils ne se valent pas. Certains utilisent la cartographie officielle de l’IGN, d’autres s’appuient sur des cartes propriétaires ou issues d’OpenStreetMap. De même, la possibilité d’utiliser les cartes hors ligne peut être essentielle lorsque l’on randonne dans des zones sans réseau.
  • Comment trouver les bonnes randos et les randos adaptées à sa pratique ? Un topo peut être daté, mal documenté sur l’intérêt et la difficulté, réalisé à une autre saison, réalisé par une seule personne ou au contraire plébiscité par de nombreux randonneurs…

RayonRando vous présenté ici les principaux sites et applications pour trouver un itinéraire de randonnée en France, avec leurs caractéristiques principales et leurs intérêts.

Nous vous expliquerons également comment bien choisir son itinéraire et comment créer son propre parcours.

Les sites et applications les plus utilisés pour trouver une randonnée

Visorando

Visorando est l’une des plateformes les plus populaires en France pour trouver des itinéraires de randonnée. Elle propose une très grande base de parcours dans toutes les régions, avec des fiches détaillées et un descriptif étape par étape.

Cartographie utilisée

  • carte OpenStreetMap par défaut
  • cartes IGN disponibles avec l’abonnement

Utilisation hors ligne

  • téléchargement de traces GPX possible
  • cartes IGN téléchargeables hors ligne avec l’abonnement

Visorando est particulièrement apprécié pour ses descriptions détaillées et la variété des parcours proposés. Les topos populaires reçoivent des avis et commentaires qui permettent parfois d’avoir des informations complémentaires précises et de mieux cerner l’intérêt et les difficultés.

Chez RayonRando, on trouve que c’est une bonne appli pour trouver des idées de randonnée et planifier ses randos avant le départ.

VisoRando

AllTrails

AllTrails est une plateforme internationale qui propose des milliers d’itinéraires dans le monde.

Elle est surtout utilisée pour trouver rapidement des idées de randonnées dans une région.

Cartographie utilisée

  • cartes propriétaires basées sur OpenStreetMap

Utilisation hors ligne

  • téléchargement de cartes et d’itinéraires possible avec l’abonnement premium

AllTrails est une bonne source d’inspiration mais la qualité des descriptions peut varier selon les itinéraires. En France, on peut lui préférer Visorando, mais pour nous chez RayonRando c’est une appli incontournable pour vos randos à l’étranger. Sur les parcours populaires, les avis nombreux sont bien utiles pour choisir son circuit. 

AllTrails

Komoot

Komoot est une application assez populaire pour planifier des activités outdoor : randonnée, vélo ou trail. Elle met l’accent sur la planification d’itinéraires et la navigation GPS.

Cartographie utilisée

  • cartes basées principalement sur OpenStreetMap

Utilisation hors ligne

  • téléchargement des cartes d’une région pour utilisation hors ligne
  • navigation GPS possible sans réseau une fois la région téléchargée.

Komoot est efficace pour planifier un itinéraire et suivre un parcours sur le terrain. Toutefois, cette appli nous parait moins renseignée que les 2 précédentes pour trouver des topos et des avis lorsqu’on est en recherche de circuits de randonnée à réaliser.

Komoot

CartesIGN

IGNrando est l’application officielle développée par l’Institut national de l'information géographique et forestière. Entièrement gratuite, elle permet d’accéder directement aux cartes IGN, qui restent la référence pour la cartographie précise et fiable de randonnée en France.

Cartographie utilisée

  • cartes IGN officielles dont les fameuse IGN au 1/25000 qui permettent une vision précise du relief et des particularités du terrains.

Ces cartes montrent notamment :

  • les sentiers et chemins
  • les courbes de niveau
  • le relief et les éléments du terrain.

Utilisation hors ligne :

  • Il est possible d’enregistrer un parcours, de l’importer ou de l’exporter. La carte 1/25000 du parcours est ainsi accessible hors ligne (seule la zone autour du parcours enregistré est nette et détaillée, les dalles correspondant à la carte complète du secteur ne sont pas enregistrées).
  • Il est possible également simplement de consulter en ligne la zone que vous allez parcourir : celle-ci est alors consultable hors ligne sur le terrain, tant que vous ne vous reconnectez pas.
  • certaines cartes IGN seraient téléchargeables pour une utilisation hors ligne (mais pas les dalles 1/25000.

Chez RayonRando, on est fan de cet outil précis et gratuit. C’est un outil particulièrement utile pour préparer un itinéraire ou analyser le terrain avant une randonnée. Sur le terrain, il permet de vérifier en quelques secondes où on est précisément et d’être sûr de tourner au bon embranchement. On peut activer ponctuellement le GPS pour ne pas vider la batterie.

CartesIGN

iPhiGénie

iPhiGénie est une application très appréciée par les randonneurs expérimentés.

Elle offre un accès à différentes cartes topographiques et permet une navigation GPS précise.

Cartographie utilisée

  • cartes IGN disponibles via abonnement
  • autres cartes topographiques possibles.

Utilisation hors ligne

  • cartes téléchargeables hors ligne
  • gestion complète de traces GPX

iPhiGénie est souvent utilisée pour la navigation sur le terrain et la préparation d’itinéraires précis. Elle a le gros avantage d’utiliser les fonds de carte IGN 1/25000.

iPhiGénie

Whympr

Whympr est une application orientée montagne et activités outdoor.

Elle regroupe notamment des informations sur les itinéraires, la météo et les conditions en montagne.

Cartographie utilisée

  • cartes IGN disponibles dans l’application

Utilisation hors ligne

  • cartes téléchargeables pour utilisation hors ligne (abonnement)
  • import et suivi de traces GPX

Whympr est surtout utilisé pour les activités en montagne : randonnée alpine, ski de randonnée ou alpinisme. On n’a pas testé.

Whympr

Hors applications, quelles sources fiables pour trouver et préparer ses randonnées ?

Les sites des parcs naturels et des offices de tourisme

De nombreux territoires proposent également leurs propres itinéraires.

On peut consulter :

  • les sites des parcs naturels régionaux
  • les offices de tourisme
  • parfois, les sites des départements ou communes.

Ces ressources offrent souvent des fiches de randonnées locales, parfois des cartes téléchargeables et des informations sur le patrimoine naturel.

Les itinéraires proposés sont généralement adaptés au territoire et bien entretenus.

Chez RayonRando, nous vous conseillons aussi de ne pas vous contenter des infos de ces sites web, mais aussi de contacter directement les parcs naturels et offices de tourisme par téléphone, mail ou en allant sur place : cela vous permet d’avoir des informations vraiment à jour sur l’état des sentiers, la météo ou les conditions d’hébergement et les alternatives si besoin.

Les topoguides : une source fiable pour préparer un itinéraire balisé FFR

Les topoguides publiés par la Fédération française de la randonnée pédestre restent une référence pour de nombreux randonneurs.

Ils proposent :

  • des itinéraires sélectionnés et vérifiés
  • des descriptions détaillées
  • des cartes et informations pratiques.

Ils sont particulièrement utiles pour prépare un itinéraire « officiel », sentiers GR (grande randonnée), et particulièrement les randonnées sur plusieurs jours.

Peut-on créer son propre itinéraire de randonnée ?

Les outils précédents, mais aussi les cartes IGN papier (cf plus bas) permettent aussi de créer un parcours personnalisé : tracer un itinéraire sur une carte IGN, modifier un parcours existant, exporter une trace GPX.

Chez RayonRando, nous vous conseillons de ne le faire que si vous avez une vraie expérience de la randonnée en « autonomie », ce qui implique de savoir bien lire et interpréter une carte, pour préparer son parcours, mais aussi de savoir bien interpréter le paysage une fois sur le terrain pour se repérer et ne pas se tromper.

Avant de partir, il est important de vérifier :

  • Le balisage du sentier : l’absence de balisage ou la simple présence de cairn rendent l’orientation plus délicate et peuvent ralentir la progression, ce qui doit être pris en compte pour déterminer la longueur de votre randonnée ou de votre étape.
  • La distance et le dénivelé, qui permettent de faire une première estimation de la difficulté et du temps de parcours.
  • De bien détecter les difficultés éventuelles. Par exemple, identifier un passage cablé, un pierrier ou la traversée d’un chaos rocheux vous permettra de réévaluer l’effort et la durée de la randonnée.
  • Et bien sûr les précautions habituelles liées aux conditions météos.

C’est seulement en maitrisant ces différents aspects que vous pouvez envisager de batir vous-même votre itinéraire.

A-t-on encore besoin d’une carte IGN papier pour randonner ?

Oui, pour :

  • Elaborer son propre parcours à la maison. La carte IGN 1/25000 donne une vision large et détaillée de toute la zone alors que la consultation sur un écran, même de bonne taille, vous donne une vision plus limitée (si vous dézoomez pour voir plus large, vous ne voyez plus les détails).
  • Valider qu’on est sur la bonne route sur le terrain. Car dans certains cas, l’écran GPS du smartphone est trop petit pour être sûr de soi.
  • Etre en mesure de changer de parcours si le parcours initial est remis en cause par un imprévu (météo, terrain dégradé, fatigue, blessure). Là aussi, l’écran du smartphone donne une vision trop étroite du terrain.

Mais, souvent, la carte IGN devient accessoire :

  • Sur des sentiers fréquentés, bien balisés (avec notamment de plus en plus des panneaux aux intersections), pour des randos à la journée. Dans c’est cas, un topo ou une appli peuvent suffire.

Car l’utilisation ponctuelle du gps permet de vérifier instantanément qu’on est bien sur le chemin sans avoir à déplier/replier la carte

Comment choisir un itinéraire de randonnée fiable ?

Lorsque l’on trouve une idée de randonnée sur Internet, quelques vérifications sont utiles.

Les points à contrôler :

  • Distance et dénivelé sont les données de bases, qui sont liées au temps de parcours prévisionnel.
  • La difficulté du terrain. En l’absence d’information, il faut faire l’effort d’étudier la carte et chercher des informations complémentaires.
  • Le nombre et la date des avis. Un topo ancien avec peu d’avis récent peut ne plus être valable.
  • La cohérence de la trace sur la carte
  • La fiabilité de la source.

Croiser plusieurs outils, lire plusieurs topos, permet souvent de mieux préparer une randonnée et d’éviter les mauvaises surprises.

Conclusion

Pour trouver une idée d’itinéraire de randonnée en France, plusieurs outils sont particulièrement utiles : sites spécialisés et leurs applications mobiles, cartes IGN, sites « institutionnels » (parcs naturels, offices de tourisme, communes), topo-guides.

Pour les randonnées en France, nous trouvons chez RayonRando, que les sites et applis utilisant les fonds de cartes IGN 1/25000 sont les plus pratiques et les plus fiables. D’autres reposent sur OpenStreetMap, et sont également intéressantes, notamment à l’étranger mais aussi pour les randos transfrontalières. Il est effet assez pénible avec l’IGN de faire un parcours qui bascule des Pyrénées françaises au Pyrénées espagnoles, obligeant à avoir un autre fond de carte une fois passé la frontière.

 Selon les outils, il est aussi possible de télécharger les cartes et les traces GPX pour une utilisation hors ligne, ce qui peut être essentiel en montagne ou dans les zones peu couvertes par le réseau.

Nous vous conseillons plus particulièrement CartesIGN, Visorando et Alltrails. Cependant, comparer plusieurs sources reste souvent la meilleure solution pour préparer une randonnée fiable et adaptée à son niveau.

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