Laine mérinos en randonnée : quels avantages ?

Découvrez pourquoi la laine mérinos est idéale en randonnée : régulation thermique, anti-odeur, douceur.

Chaussettes, sous-vêtements, t-shirts, en randonnée la laine mérinos constitue une première couche particulièrement appréciée. Vous randonnez par temps froid ? Ou par temps chaud ? Vous partez plusieurs jours avec un nombre de changes limités ? Vous voulez être à l’aise durant l’effort et confortable au repos ? La laine mérinos coche beaucoup de cases dans le cahier des charges du randonneur. Mais elle nécessite également quelques précautions d’utilisation.

Petit tour d’horizon d’une matière naturelle très en vogue en 4 questions :

  • Le mérinos qu’est-ce que c’est ?
  • Où trouve-t-on du mérinos dans les vêtements de randonnée ?
  • Quels sont les avantages de la laine mérinos en randonnée ?
  • Quelles sont les limites et précautions d’utilisation ?

Troupeau de moutons laineux en prairie sèche près des montagnes enneigées sous ciel nuageux.

1- Qu'est-ce que la laine mérinos ? Propriétés et origine de cette fibre naturelle

Avant d’être sur votre peau, elle est sur celle d’un mouton. Mais pas n’importe quel mouton : il s’agit d’un mouton qu’on trouve dans l’hémisphère sud, principalement en Nouvelle-Zélande mais aussi en Australie, Argentine ou Uruguay, et qui a la particularité d’être exposé à des conditions météos extrêmes et changeantes. Nous parlons d’été chaud avec des températures de 30-35°C degrés, suivis d’hiver froids (jusqu’à -10 -20 degrés).

Le mouton est donc protégé par une laine adaptée à de fortes fluctuations thermiques et à des températures extrêmes.

Mais en quoi la laine mérinos est-elle différente de celle de nos moutons français ? Elle est couverte d’écailles beaucoup plus fines et composée de fibres irrégulières mais d’une grande finesse (2,5 à 3 fois plus fine qu’un cheveu par exemple). Cela lui permet de piéger l’air pour isoler et lui donne de la souplesse, de la résilience pour toujours retrouver sa forme et conserver son aspect et son volume initial.

Une laine mérinos, une fois travaillée, est donc conçue aussi bien protéger du froid, en créant une isolation thermique, que pour supporter le chaud, en évacuant l’humidité corporelle.

Mains montrant et étirant un tissu côtelé en laine mérinos blanc-beige, avec une texture naturelle.

2- Où trouve-t-on du mérinos dans les vêtements de randonnée ?

Les sous-vêtements thermiques en laine mérinos : t-shirt et collants pour le froid

T-shirt thermique à manches longues et collants sont l’emploi le plus fréquemment évoqué et le plus appréciable. Outre la protection thermique et la respirabilité, ces sous-vêtements apportent un confort et une liberté de mouvement bien supérieurs au tout-synthétique. Les marques spécialisées comme Icebreaker proposent le plus souvent des sous-vêtements composés à à 100% de laine mérinos. D’autres marques les associent à une ou plusieurs fibres synthétiques.

Quel grammage mérinos choisir pour les premières couches thermiques ?

Pour être actif, un grammage de 180 à 200 grammes est adapté pour avoir l’aisance de mouvement aussi bien que la protection thermique et l’évacuation de la transpiration.

Au repos, un grammage de 260 g apporte plus de chaleur mais est forcément plus épais. Il peut toutefois être associé sans problème à une polaire et une veste.

Il existe des grammages plus élevés à réserver à des usages spécifiques (grands froids, position statique) et généralement moins adaptés à la randonnée.

Les chaussettes en mérinos solution anti-odeur et régulation d'humidité :

C’est en particulier pour un usage par temps chaud que la laine mérinos est appréciable pour évacuer l’humidité ce qui limite échauffement et mycoses. Elle est en général associée à un fil technique qui contribue à la bonne tenue de la chaussette. Un spécialiste comme Monnet la positionne dans certaines zones de la chaussettes, notamment les points de compressions et les zones de transpiration. Découvrez les meilleures chaussettes en mérinos pour vos randonnées et bénéficiez d'une excellente gestion de l'humidité et de propriétés anti-ampoules. RayonRando vous propose de découvrir les avantages du mérinos pour vos pieds avec les chaussettes Trek Light

Le t-shirt d’été en mérinos respirabilité et confort en vêtement technique : 

Parfois composé à 100% de laine, il est plus souvent associé à fil technique pour une bonne tenue de ces vêtements à coupe droite et aussi pour réduire le coût.  Ces t-shirts en mérinos offrent une excellente régulation de la température même par temps humide.

Voici 2 articles proposé par RayonRando :

Pour les femmes, retrouvez notre t-shirt femme en laine mérinos ultra-légère, et pour les hommes, notre t-shirt technique en mérinos ultra-léger.

Personne en randonnée portant un gilet et sac à dos léger sur terrain rocheux, vêtement bleu et leggings noirs, ciel bleu.

3- Quels sont les avantages de la laine mérinos en randonnée ?

Avantage n°1 du mérinos : régulation de la température adaptée au froid et à l'été

Par temps froid, les fibres piègent l’air et isolent du froid extérieur. Elles absorbent et rejettent rapidement l’humidité corporelle évitant la création de ponts-thermiques responsables de la sensation de froid.

Un sous-vêtement à 200 ou 260 grammes/m2 est chaud mais reste fin : il permet de superposer ou retirer les couches thermiques selon les conditions. Le mérinos permet cette addition de couches tout en restant à l’aise et sans accumuler la transpiration

Par temps chaud, les fibres de laine respirent et favorisent l’évacuation continue de l’humidité corporelle, qui a pour effet de refroidir l’organisme. C’est une sorte de double peau qui isole du chaud. Cette régulation de la température naturelle rend le mérinos performant en vêtement technique, même pendant l'hiver ou l'été.

Homme en haut noir à col roulé, bonnet bleu marine, regardant loin, fond neigeux et ciel clair. Produit: vêtement thermique mérinos.

Avantage n°2 : propriétés antibactériennes du mérinos contre les odeurs

Cette caractéristique est particulièrement appréciable pour le randonneur, que ce soit pour usage longue durée ou bien pour un usage intense quand on transpire plus que d’habitude.

Ce coté anti-bactérien est dû à la fois au séchage rapide et à la structure de la fibre qui ne favorise pas « l’hébergement » des bactéries responsables des mauvaises odeurs.

Cela procure un agrément durant l’usage mais réduit également la fréquence de lavage lors d’un usage longue durée.

Vous pouvez ainsi utiliser un vêtement en mérinos durant plusieurs jours. Eventuellement, en fin de journée, pensez à ventiler le vêtement pour pouvoir l’utiliser encore plus longtemps.

 

Avantage n°3 du mérinos : douceur et confort de la fibre naturelle sur la peau

Les fibres mérinos sont très souples du fait de leur faible épaisseur (environ 18 microns contre 45 à 55 microns pour un cheveu humain). Leurs écailles beaucoup plus fines que la laine traditionnelle offrent une sensation de douceur au contact de la peau. Et cette sensation est durable.

La laine mérinos gratte-t-elle ? Provoque-t-elle des allergies ?

Non, les fibres de laine mérinos ne créent ni irritations ni démangeaisons contrairement aux fibres de laines classiques, beaucoup plus épaisses. La kératine de la laine, comme celle qui compose nos cheveux, est très bien supportée par notre peau et ne provoque pas d’allergie. Cette douceur naturelle rend le vêtement en laine idéal pour le confort prolongé en randonnée.

Mains manipulant de la laine mérinos brute ; texture pelucheuse et fibres blanches, travail artisanal.

4- Entretien du vêtement en laine mérinos : Quelles sont les limites et précautions d’utilisation de la laine mérinos en randonnée ?

Son coût : un bon vêtement en mérinos coute plus cher que le synthétique et bien plus que le coton. Son prix est parfois un peu modéré par l’association à une fibre technique.

L’entretien : une fibre solide, des précautions simples.

Le mérinos a une fibre à la fois solide, souple et résiliente, qui retrouve sa forme d’origine. Comme tout vêtement de laine, évitez simplement les traitements violents :

  • Il faut simplement éviter de l’étirer « de force » par un essorage fort en machine par exemple, dans un tambour « bourré » de vêtements ou encore par un séchage vertical d’un tissu trempé.
  • Evitez également les fortes chaleurs : séchage en sèche-linge ou le lavage à température chaude et repassage à fer chaud.
  • Préservez les propriétés naturelles en utilisant un programme délicat et en évitant les assouplissants ou agents agressifs.

    Comment laver et entretenir vos vêtements en laine mérinos pour préserver leur qualité

    • Vous pouvez laver le vêtement en machine à froid ou 30°C maximum. La laine ne rétrécira pas au lavage à froid.
    • Lavez le vêtement à l’envers.
    • Placez le dans un tambour pas trop chargé de linge avec un essorage doux
    • Puis faites-le sécher à l’air libre, à plat si le vêtement est trempé, suspendu au fil s’il n’est pas gorgé d’eau.
    • Vous pouvez utiliser une lessive spéciale laine mais aussi une lessive classique. N’utilisez pas d’adoucissant.
    • Pas de repassage, le vêtement ne sera d’ailleurs pas froissé en général.
    • Reportez vous bien aux instructions sur l’étiquette, qui peuvent varier selon la composition du produit.

    Lavage du mérinos en randonnée : attention là aussi, un peu de délicatesse si vous lavez au torrent, inutile de frotter sur un rocher ou de l’essorer comme une vieille serpillère. Faites sécher à plat si le tissu est très mouillé. Notre guide d'entretien des vêtements vous propose des conseils détaillés pour tous vos vêtements techniques.

    En conclusion :

    En randonnée, la laine mérinos s’avère être une matière idéale en première couche à même la peau. Utilisée seule ou associé à d’autres couches (polaires, vestes de pluie), elle trouve son usage en toute saison, et particulièrement par temps froid ou chaud.

    C’est bien sûr une matière naturelle, renouvelable et bio-dégradable (si elle est utilisée seule dans le vêtement). Sa fibre, résistante, est bien plus durable que le coton. Cette appréciation écolo-positive doit être tempérée par le fait qu’elle vient en général de loin.

    Chez RayonRando, nous trouvons que l'excellent confort de la laine mérinos s'apprécie pleinement en trek, quand on utilise plusieurs jours le même vêtement, ou pour une activité assez intense quand on transpire. Les bénéfices et agréments du mérinos sont alors particulièrement appréciables. Elle est enfin idéale pour additionner plusieurs couches par temps froid tout en restant à l'aise. Découvrez notre sélection complète de vêtements en laine mérinos pour tous vos besoins en randonnée et plein air. Choisissez le modèle qui correspond à votre climat et à votre type d'activité, et profitez de votre randonnée.

    Mouton blanc à laine bouclée, face rapprochée, troupeau de moutons en arrière-plan dans un pré.

    Dormir au chaud en survie : les erreurs fréquentes (et comment les éviter)

    Dormir au chaud en conditions de survie n'est pas une question de chance, mais de maîtrise technique. Qu'un randonneur soit surpris par le froid ou confronté à une véritable urgence, la gestion de l'isolation thermique devient primordiale pour écarter le risque d'hypothermie.

    En réalité, la chaleur nocturne repose sur un équilibre précis : isolation du sol, protection contre le vent, gestion de l’humidité et apport énergétique suffisant. Voici les erreurs les plus fréquentes, et surtout comment les corriger efficacement.

    Pourquoi on a froid la nuit en survie ?

    Avant de chercher des solutions, il faut comprendre pourquoi le corps se refroidit si vite lorsqu’on dort en pleine nature.

    Les 4 mécanismes de perte de chaleur

    Le corps humain perd sa chaleur de quatre manières principales :

    • Conduction : au contact du sol froid. C’est la perte la plus importante en bivouac. Même en été, le sol absorbe votre chaleur corporelle en continu.
    • Convection : le vent renouvelle l’air chaud autour de vous et accélère le refroidissement.
    • Rayonnement : vous émettez naturellement de la chaleur vers l’environnement.
    • Évaporation : l’humidité (transpiration, condensation) consomme de l’énergie thermique en s’évaporant.

    En situation de survie ou de camping temps froid, la conduction et la convection sont les deux ennemis prioritaires à maîtriser.

    Un autre facteur majeur intervient : l’humidité ambiante. Avec une même température sous abri, un froid humide est plus durement ressenti et plus difficile à combattre qu’un froid sec.

    Pourquoi la nuit est plus dangereuse

    La nuit, plusieurs facteurs s’additionnent :

    • Température ambiante en baisse. En montagne en particulier, l’inversion des courant thermiques fait descendre l’air froid des hauteurs et peut entrainer une chute de température plus marquée qu’en zone plate.
    • Métabolisme ralenti. Le cœur ralentit automatiquement en position horizontale et durant le sommeil.
    • Absence d’activité musculaire qui entraine une moindre production de chaleur.
    • Réserves énergétiques diminuées par de longues heures sans apport énergétique.

    Le corps produit moins de chaleur, mais les pertes continuent. C’est ce déséquilibre qui crée le problème.

    Erreur n°1 : Négliger l’isolation du sol

    Le contact direct avec le sol froid provoque une perte de chaleur bien plus importante que le contact avec l'air ambiant. Pour rester au chaud lors d'une nuit en montagne, isoler votre couchage du terrain devient une priorité absolue.

    Certains débutants se soucient du sac de couchage pour leur protection thermique mais pas du matelas. Or, lorsqu’il est compressé sous votre poids, son isolant  perd son efficacité. Sans barrière thermique sous vous, le sol agit comme un véritable “radiateur inversé”.

    Ce qu’il faut faire concrètement

    Sans isolation thermique du sol, dormir au chaud en survie devient quasiment impossible.

    Erreur n°2 : Mal choisir ou mal utiliser son sac de couchage

    Un sac mal adapté aux conditions réelles est une cause fréquente d’inconfort et de refroidissement.

    Les erreurs classiques : 

    • Se baser sur la température “limite” au lieu de la température “confort”. Pour mieux comprendre, le choix de la température, lisez aussi notre article : Comment choisir la température de son sac de couchage ? 
    • Choisir un sac trop rectangulaire, laissant un volume d’air important à réchauffer.
    • Jumeler 2 sacs de couchage sarcophage. Chaque mouvement provoquera des fuites d’air chaud entre les 2 dormeurs.
    • L’utiliser humide ou mal protégé.
    • Dormir avec trop de couches compressant le garnissage.

    Bonnes pratiques

    • Choisir une température de sac adaptée au climat réel prévisible, pas à l’optimisme.

    • Bien serrer la collerette et la capuche pour éviter les fuites d’air chaud et ne laisser sortir que le nez et la bouche.

    • Protéger le sac avec un sursac bivy imperméable en conditions humides. Il peut fonctionner comme un abri d’urgence :
      →  https://www.rayonrando.com/fr/82-sursacs-de-couchage-impermeables
    • Se couvrir de sa couverture de survie. L’effet est immédiat du fait de la réflexion de la chaleur corporelle et de l’effet coupe-vent.
    • Utiliser un drap de sac. Le sac à viande, même fin, ajoute une couche entre 2 couches d’air et améliore la protection thermique sans entraver l’évacuation de la transpiration.

    Se mettre en chien de fusil, pour limiter la surface corporelle exposée.

    Erreur n°3 : S’habiller incorrectement pour dormir

    Mettre “tout ce qu’on a” sur soi est instinctif… mais souvent contre-productif.

    Trop de couches compressent l’isolation et limitent la circulation d’air chaud dans le sac. La transpiration peut également s’accumuler et faire un pont thermique froid qui s’accentue au cours de la nuit. Facteur aggravant, le coton retient l’humidité et accélère le refroidissement.

    Ce qui fonctionne réellement

    • Une couche sèche réservée au sommeil.
    • Un bonnet léger : une part importante de votre énergie thermique s'échappe par le crâne. Il faut à minima avoir chaud à la tête
    • En cas de besoin, des sous-vêtements techniques si possible en laine mérinos pour tenir chaud en limitant l’humidité. Le tronc abrite les organes vitaux. C’est la deuxième zone essentielle à protéger avec la tête.
    • Des chaussettes sèches, réservées à la nuit, éventuellement légèrement épaisses, voir des gants légers. Il faut garder les extrémités isolées pour pouvoir dormir.

    Ces techniques pour réchauffer le corps en survie reposent surtout sur la gestion de la sécheresse et de la circulation d’air, pas sur l’épaisseur « étouffante ».

    Erreur n°4 : Négliger l’exposition au vent et à l’humidité

    Le choix de l'emplacement est tout aussi important que votre équipement technique. 

    L'isolation thermique en bivouac dépend du microclimat de votre site de bivouac :

    • Le vent augmente la convection et fait chuter brutalement la température ressentie.
    • Mais, l’humidité est le pire ennemi. Elle provoque des ponts thermiques glaçants. En camping par temps froid, l’humidité est souvent plus problématique que la température elle-même.

    Le pire bivouac ? Bivouaquez au creux de la pente, à 2 mètres du torrent, sous un lac, ou pire sous un glacier ou une zone enneigée. Avec le courant d’air descendant de la nuit, vous aurez tout à la fois l’humidité, le froid et le courant d’air.

    Alors que 50 mètres plus loin, vous auriez pu passer une nuit paisible…

    Les solutions efficaces

    • Choisir un emplacement protégé du vent (derrière un rocher, une butte, une lisière).
    • Eloignez vous de l’eau. Dinez au bord de l’eau si le site est joli, mais plantez votre tente un peu plus loin.
    • Pour l’orientation, pensez que le vent peut tourner : si vous plantez votre tente tôt alors qu’il y a encore des courants ascendants (ou pas de vent), pensez que cela pourrait s’inverser une vois la nuit tombée si vous êtes dans la pente.
    • Réduire le volume d’air intérieur pour conserver la chaleur.
    • Si vous dormez sous tarp, installez un tarp tendu bas et bien orienté.
    • Il vaut mieux dormir à 2 dans une tente 2 places. C’est plus facile à chauffer que tout seul.
    • Évitez les fonds de cuvette ou l’air froid et l’humidité s’accumulent.

    En situation minimaliste, une couverture ou un abri d’urgence peuvent faire la différence :
    → https://www.rayonrando.com/fr/492-abris-et-couvertures-de-survie

    Erreur n°5 : Se coucher sans carburant

    Le corps produit de la chaleur en brûlant des calories. Sans apport énergétique, la production thermique diminue.

    Se coucher à jeun ou déshydraté augmente significativement la sensation de froid.

    À faire avant de dormir :

    Il est essentiel de soutenir cette thermogenèse en adaptant votre alimentation, afin d'optimiser votre production de chaleur :

    • Prendre un repas complet riche en lipides ou en glucides complexes avant de vous coucher.
    • Les fruits secs sont une source d’énergie à la fois rapide et durable.
    • Le chocolat (noir) : le sucre offre un coup de fouet immédiat, tandis que les lipides soutiennent l’effort thermique.
    • Boire une boisson Fruits secs : une source d’énergie à la fois rapide et durable.
    • Chocolat : le sucre offre un coup de fouet immédiat, tandis que les lipides soutiennent l’effort thermique.
    • Maintenir une hydratation correcte sans excès.

    Évitez l’alcool : sa vasodilatation donne une impression trompeuse de chaleur tout en accélérant le refroidissement. 

    Pensez également à uriner avant de vous installer, car votre corps dépensera sinon de l’énergie inutile pour maintenir ce liquide à température corporelle.

    Un corps bien alimenté résiste mieux au refroidissement nocturne.

    Erreur n°6 : Se coucher en ayant froid

    Penser qu’on va se réchauffer dans le duvet alors qu’on est déjà refroidi est une erreur. Il sera compliqué de se réchauffer en étant statique dans le sac de couchaget (notamment tête et extrémités). Le couchage sert à préserver la chaleur corporelle. Il vaut mieux se réchauffer avant d’entrer dans le duvet.

    Comment se réchauffer en cas d’urgence ? 

    Si vous commencez à ressentir un refroidissement marqué, il faut agir rapidement mais intelligemment :

    • Avant de vous coucher, faire quelques mouvements dynamiques courts pour relancer la production de chaleur. Flexions, mouvements des bras, pour se réchauffer progressivement sans transpirer.
    • Effectuer des contractions musculaires contrôlées une fois dans le sac.
    • Placer une gourde d’eau chaude (bien fermée) au niveau du tronc.
    • Mutualiser la chaleur corporelle si vous êtes à plusieurs : dormir à plusieurs dans la tente ; se serrer les uns contre les autres si le froid est intense.
    • Installer un feu uniquement si les conditions de sécurité sont réunies.

    Se réchauffer en cas d’urgence demande du contrôle. L’objectif est de produire de la chaleur, puis de la conserver immédiatement.

    Mais attention à l’afterdrop. Si vous vous réchauffez trop brusquement, le sang froid des extrémités peut remonter rapidement au cœur et refroidir les organes vitaux. C’est l’afterdrop, qui provoque une baisse de la température centrale. Il faut donc procéder à des échauffements progressifs par des mouvements mesurés plutôt qu’en bougeant frénétiquement.

    Matériel recommandé pour dormir au chaud en survie

    Pour limiter les erreurs et sécuriser vos nuits froides, voici une liste de matériels recommandés :

    Un système cohérent vaut toujours mieux qu’un seul équipement “haut de gamme”.

    Synthèse : les règles d’or pour dormir au chaud en survie

    • Identifier l’emplacement précis qui optimise le micro-climat (protection contre l’humidité et le vent). Ca peut se jouer à quelques mètres.
    • Toujours isoler du sol.
    • Rester parfaitement au sec.
    • Manger avant de dormir.
    • Adapter son équipement aux conditions réelles.

    Dormir au chaud en survie est une question de technique et de bonnes pratiques pas de hasard.

    Conclusion

    La plupart des mauvaises nuits en bivouac froid ne sont pas dues simplement à  un manque de matériel, mais à une mauvaise compréhension des mécanismes thermiques.

    En maîtrisant l’isolation, l’abri et la gestion de l’énergie, vous augmentez considérablement votre sécurité et votre confort. En situation de survie, anticiper vaut toujours mieux que corriger.

    Restez toujours attentif aux signes d’hypothermie, tels que la confusion ou les frissons, afin de réagir rapidement et de vous réchauffer.

    Quelle température choisir pour son sac de couchage ?

    Que ce soit pour dormir dans un bateau, en refuge, dans une tente de randonnée ou à la belle étoile, la question du choix du sac de couchage est directement liée au besoin de chaleur et de confort de la personne concernée. Lors d’une visite chez Rayonrando.com, notre 1ère étape va être de déterminer la température du sac de couchage qui vous conviendra.

    Pour bien choisir la température de votre sac de couchage, RayonRando répond à 3 points essentiels :

    • A quoi correspondent les températures indiquées sur le sac de couchage ?
    • Comment différencier mon besoin réel des températures indiquées ?
    • Comment choisir la température adaptée à mon besoin réel ? 

    1) Les 3 températures indiquées sur votre sac de couchage duvet ou synthétique 

    Pour la majorité des sacs de couchage adultes, 3 températures (confort, limite de confort et extrême) sont estimées selon un protocole qui suit une norme précise : la norme européenne EN 13537 ou la norme internationale ISO 23537. Vous retrouverez le plus souvent cette mention sur l’étiquette de votre sac de couchage.

    Chez Rayonrando.com, nous avons fait le choix de ne sélectionner que des marques respectant l’une de ces 2 normes.

    Le protocole de test correspondant à ces normes consiste à mesurer les déperditions de chaleur d’un mannequin munis de capteurs et placé dans le sac de couchage testé. La norme exige des conditions spécifiques, notamment pour :

    • La température de surface du mannequin
    • la température extérieure
    • le taux d’humidité
    • la vitesse du vent

    Pour être mieux comprises, les 3 températures mesurées sont également définies en langage « ordinaire » :

    • La température de confort : jusqu'à cette température, le sujet, dans une position décontractée sur le dos, est globalement "à l'aise", c'est à dire qu'il est en équilibre thermique et ne ressent aucun froid (température déterminée sur un mannequin simulant une femme de 60 kg).
    • La température limite de confort : température limite à laquelle le sujet, recroquevillé sur lui-même dans le sac de couchage, est à la limite de la sensation de froid (température déterminée sur un mannequin simulant un homme de 70 kg). Cette position est adoptée afin de minimiser la surface du corps qui perd de la chaleur.
    • La température extrême : température où le risque d’hypothermie pouvant entraîner la mort apparaît (température déterminée sur un mannequin simulant une femme de 60 kg, recroquevillée et dans des conditions normales d’utilisation).

    C’est clairement la température de confort qui doit servir de repère principal et jamais la température extrême.

    Ces normes présentent des intérêts et limites :

    •  L’intérêt principal est de rendre les sacs de couchage comparables entre les différentes marques sur ce critère de températures, puisqu’ils sont testés dans des conditions similaires. Cela permet de choisir parmi des sacs adaptés à des conditions similaires de température.
    • La limite est qu’il s’agit d’un test sur mannequin dans des conditions figées alors que votre sensibilité personnelle et vos conditions d’utilisations ne seront pas forcément les mêmes que le mannequin et seront variables selon les nuits.

    Les températures indiquées ne sont donc qu’un indicateur qu’il faut ajuster à votre besoin réel. Pour choisir la température de votre sac, vous ne pouvez vous fier simplement à la température sous abri que vous pensez avoir lors de votre périple. Car le froid ressenti est différent de la température mesurée par le thermomètre.


    Capture.JPG

    2) Différencier votre besoin réel des températures indiquées pour choisir un sac de couchage adapté

    Pour sélectionner la gamme de température de sac de couchage dont vous avez besoin, vous allez devoir intégrer des paramètres qui ne sont pas mesurés par les tests normés. Il faut distinguer les paramètres externes, liés à vos conditions de bivouac, et ceux liés à votre sensibilité personnelle. Ces paramètres vont venir minorer ou majorer la température de confort que vous aviez visée.

    2.1) Les paramètres externes :

    • Le type d’hébergement :

    Si vous dormez à la belle étoile ou sous tente vous aurez besoin d’un sac de couchage plus chaud que dans un abri en dur ou un refuge chauffé, pas seulement parce que la température sera plus basse, mais aussi parce que vous serez plus exposés au vent et à l’humidité. Il vous faudra aussi prendre une marge de sécurité face aux aléas climatiques plus importants.

    • Si vous dormez sous tente :

    Pensez au volume à chauffer. Dormez-vous seul dans une tente 2 places ? Il fera plus froid que si vous dormez à 2 ou que si vous dormez dans une tente 1 place.

    Une tente simple toit sera également plus froide, en particulier en fin de nuit avec l’accumulation de condensation.

    • Le site de bivouac :

    Si vous campez à quelques mètres d’un torrent vous serez exposé à un air plus froid et humide que si vous aviez bivouaqué 50 m à l’écart. Pensez aussi à la présence d’un glacier ou de neige en amont : le courant d’air froid descendant la nuit peut faire chuter la température ; il vaut mieux éviter de s’installer dans le creux de la vallée dans ce cas.

    Placé dans une zone exposée au vent, comme un sommet ou une crête, il sera plus difficile de réchauffer l’air autour de vous. Il sera brassé en permanence.

    Enfin, pensez à l’altitude, il peut être utile et suffisant de descendre de 2 ou 300 m pour bivouaquer quand les températures sont fraiches. D’expérience, au-dessus de 2000 m dans les Alpes ou les Pyrénées, les bivouacs d’été peuvent être bien froids.

    • Les conditions météo au-delà de la température sous abri :

    Même par temps doux, l’humidité favorise les ponts thermiques et le vent disperse la chaleur corporelle. Avec le même équipement, on peut avoir froid par temps relativement doux et humide alors qu’on aura chaud par temps froid et sec.

     

    2.2) La sensibilité personnelle au froid et le choix du sac :

     

     Capture4.JPG

    Notre sensibilité naturelle n’est pas celle du mannequin du test :

    La sensibilité au froid de chacun est variable. Elle dépend essentiellement du sexe et du métabolisme :

    • Homme ou femme

    Les femmes sont en moyenne plus sensibles au froid que les hommes pour des questions hormonales et de masse.

    • Le métabolisme

    Lié au patrimoine génétique, le métabolisme d’une personne impacte sa sensibilité au froid.

     

    Notre sensibilité peut varier d’un jour à l’autre :

    Elle est influencée par plusieurs facteurs :

    • La nutrition

    Si vous ne mangez pas assez après une journée de randonnée, votre corps manquera d’énergie la nuit pour récupérer et générer de la chaleur. Devenant plus faible, vous serez plus sensible au froid.

    • La fatigue

    L’accumulation de fatigue liée à une ou plusieurs journées de marche, vous prive d’énergie pour vous réchauffer. 

    • La propreté

    Il est parfois difficile de se motiver à se laver le soir alors que la nuit et le froid tombent. Pourtant, la sueur séchée de la journée favorise les ponts thermiques. Une toilette corporelle est utile : une fois propre et sèche, votre peau respirera mieux, vous serez alors moins sensible au froid.

    • La santé

    Vous serez plus sensible au froid si vous êtes malade que vous ne l’êtes en temps normal.

     En résumé, il faut évaluer la température de sac de couchage dont vous avez besoin en fonction de critères personnels et externes qui dépasse largement la température sous abri à laquelle vous vous attendez. Cela conduit souvent à prendre un sac plus chaud que les températures nocturnes prévues.

     

    3) Choisir la température de mon sac de couchage en camping et trekking :

     Pour bien choisir la température de votre sac de couchage, il vous faut donc :

    • Dans un premier temps vous renseigner sur les températures attendues lors de votre périple sur vos lieux de bivouac.
    • Puis ajuster votre appréciation en fonction des conditions externes et de votre sensibilité personnelle.
    • Enfin, prendre en compte les aléas qui peuvent augmenter votre exposition et votre sensibilité au froid.

     A titre d’exemple personnel, d’expérience chez RayonRando.com, nous prenons en général un sac de couchage entre +5 et 0°C en température de confort pour bivouaquer l’été sous tente en France en montagne et en dessous 2000 m, alors que les températures sous abri attendues sont généralement plus élevées. 

    Nous vous invitons également à éviter certaines erreurs fréquentes :

    • Vouloir être le plus léger possible à tout prix. Des sacs de couchages ultra légers et compacts existent, principalement des modèles en duvet, mais cela ne doit pas vous conduire à sous-évaluer votre besoin de protection thermique. Cela peut vous mettre en danger ou simplement vous gâcher le plaisir de la randonnée, car il est difficile de repartir après une mauvaise nuit.
    • Penser que vous pourrez toujours vous couvrir pour échapper au froid. Choisir un sac de couchage très léger et s’habiller très chaudement pour la nuit est une fausse bonne idée. Vous risquez une mauvaise respiration du corps, de la transpiration et donc la création de ponts thermiques vous apportant du froid.

    Le drap de sac en complément :

    Il est possible d’améliorer le confort thermique de son sac de couchage avec un drap de sac. Un drap en soie ou en synthétique, même fin, apporte déjà un complément en créant une couche intermédiaire pour conserver l'air chaud. Certains modèles,  en thermolite par exemple, apporte un confort thermique plus important. Mais gardez en tête qu’il s’agit d’un complément thermique : il ne fait pas changer de gamme votre sac de couchage peu chaud.

     Découvrez notre sélection de draps de sacs pour compléter votre équipement chez RayonRando.

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     Garnissage duvet vs synthétique :

    Les duvets de randonnée, remplis de plumes d'oie ou de canard, offrent une excellente isolation thermique tout en restant très légers et compacts. Leur conception en forme sarcophage momie et la présence d'une capuche ajustable assurent un confort thermique optimal, tandis que les modèles synthétiques, plus résistants à l'humidité, constituent une alternative fiable pour les sorties en conditions humides. 
    D'expérience chez RayonRando, pour une température de confort similaire, le sac en duvet est plus agréable, car plus léger, plus respirant. Par contre le synthétique donne une impression de densité, qui peut être rassurante et appréciée quand on est frileux.

    Quelques repères pour choisir son sac de couchage parmi les principales gammes de températures :

    - Les sacs de couchage entre +10 et +5°C en température de confort, conviennent généralement pour dormir sous abri, c'est à dire des températures clémentes et isolé du vent et de l'humidité.
    - Les sacs de couchage entre +5 et +0°C sont les plus choisis pour bivouaquer l'été dans des conditions ordinaires, et si on n'est pas particulièrement frileux.
    - Les sacs de couchage entre -1 et -5°C conviennent pour un usage 3 saisons, c'est à dire printemps, automne mais aussi été en bivouac d'altitude ou conditions plus engagées. Ils conviennent aussi aux personnes frileuses dans des conditions ordinaires.
    - Les sacs de couchage grands froids concernent un usage en conditions vraiment froides et engagées. Ils sont plus lourd, moins polyvalents, mais indispensables dans certaines conditions.

    En conclusion

    Les températures indiquées sur les sacs de couchage sont bien le premier indicateur à regarder pour sélectionner son sac de couchage. Mais elles ne doivent pas être considérées comme des valeurs universelles, ni comparées simplement aux températures sous abri attendues.

    Il vous faut prendre en considération les conditions externes que vous allez rencontrez ainsi que votre sensibilité personnelle. Cela conduit en général à choisir un sac de couchage plus chaud que les températures sous abri attendues.

    Prenez comme repère la température de confort, bien plus que la température limite de confort, et surtout pas la température extrême. Si vous n’êtes pas sûr de vous, prenez un sac de couchage un peu plus chaud que le besoin estimé.

    Sur Rayonrando.com, retrouvez facilement les différents sacs de couchage par gamme de température. Et si après avoir répondu aux questions précédentes, vous hésitez encore entre 2 ou 3 modèles, n’hésitez pas à nous contacter : nous vous conseillerons.

    Enfin, un dernier conseil : n'oubliez jamais votre couverture de survie. Ca ne sert pas qu'en cas d'accident.

    Une fois votre sac de couchage choisi, nous vous recommandons cet article rempli d’astuces pour rester au chaud !

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