Quelles sont les meilleurs chemins de Saint-Jaques de Compostelle en France ?
Quel est le meilleur chemin de Compostelle en France ? Comparatif complet des 4 grandes voies (Puy, Tours, Vézelay, Arles), difficultés, plus beau parcours, portions 1 à 3 semaines et conseils pour franchir les Pyrénées.
Le tronçon du Puy jusqu'à Cahors, long de 350 kilomètres et réalisable en 14 à 17 jours, est considéré comme l'un des plus beaux parcours du chemin de Compostelle.

Choisir le meilleur chemin de Compostelle en France est souvent la première grande décision d’un futur pèlerin. Et c’est aussi celle qui conditionne toute l’expérience.
Beaucoup se demandent : Quel chemin de Compostelle choisir ?
La voie du Puy est-elle vraiment la plus belle ? La voie de Tours est-elle la plus facile ? La voie d’Arles est-elle la plus difficile ?
Au printemps, on voit souvent débarquer chez RayonRando de futurs pèlerins en quête d’équipement mais pas toujours décidés sur l’itinéraire ou la section à emprunter.
En réalité, il n’existe pas un seul “meilleur” itinéraire. Il existe un chemin adapté à votre niveau physique, à votre envie d’ambiance… ou de solitude, aux paysages et patrimoine que vous souhaitez découvrir et au temps dont vous disposez.
Voici un comparatif détaillé des principaux chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France, pour vous aider à faire un choix cohérent et réfléchi.
Les 4 grands chemins de Compostelle en France : comprendre leurs différences
La France compte quatre grandes voies historiques vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elles traversent des paysages, des régions et des ambiances très différentes. Avant de parler du plus beau ou du plus facile chemin de Compostelle, il faut comprendre leur identité.
La voie du Puy : la référence du chemin de Compostelle en France
La via Podiensis, aussi appelée la voie du Puy, qui débute au Puy-en-Velay et rejoint Saint-Jean-Pied-de-Port, est de loin l’itinéraire le plus emprunté en France. Elle suit principalement le GR65 et offre une expérience très structurée.
Avec environ 750 kilomètres jusqu’aux Pyrénées, elle traverse des paysages extrêmement variés : plateaux volcaniques du Velay, immensité de l’Aubrac, vallées du Lot, causses du Quercy, collines du Gers et enfin le Pays basque.
→ Points forts
- Patrimoine exceptionnel (Conques, Cahors, Moissac)
- Balisage irréprochable
- Nombreux hébergements pèlerins
- Forte ambiance collective
- Plusieurs variantes peuvent agrémenter votre pèlerinage : celle du Célé (de Figeac à Cahors via Saint-Cirq-Lapopie, 107 km en 4 à 6 jours) offre des panoramas spectaculaires. Le détour par Rocamadour (de Figeac à Cahors, 123 km en 4 à 6 jours) propose quant à lui un patrimoine exceptionnel et des falaises impressionnantes.
→ Points faibles
- Fréquentation élevée entre mai et septembre. Cette voie nécessite de réserver vos hébergements à l'avance à Conques, en Aubrac et à Cahors ; elle garantit cependant un sentiment de sécurité et de belles rencontres pour les marcheurs en solo.
- Certaines étapes physiquement exigeantes, particulièrement en Margeride et dans l'Aubrac.
- Moins de solitude pour ceux qui la recherchent
▶ Pour qui ?
La voie du Puy est souvent considérée comme le meilleur chemin de Compostelle en France pour une première expérience. La logistique est simple, l’ambiance motivante et l’infrastructure rassurante.

La voie de Tours : le chemin de Compostelle le plus accessible
La voie de Tours, dite Via Turonensis, part traditionnellement de Paris et traverse la vallée de la Loire avant de descendre vers le sud-ouest. Au départ de Paris, la distance totale sera comprise entre 1000 et 1460 kilomètres selon les variantes.
Le relief y est globalement plus doux que sur la voie du Puy, la rendant physiquement plus accessible, surtout pour les pèlerins novices. Les longues plaines agricoles alternent avec des forêts et des villages historiques.
→ Points forts
- Dénivelé modéré
- Moins fréquentée
- Étapes souvent plus roulantes
- Cet itinéraire traverse un riche patrimoine roman, notamment la basilique Saint-Martin à Tours et les célèbres châteaux de la Loire.
- Les excellentes connexions ferroviaires (TGV Paris-Bordeaux et trains régionaux) simplifient la découpe du voyage ou un retour anticipé si nécessaire.
→ Points faibles
- Certaines portions agricoles peuvent sembler monotones
- Hébergements parfois plus espacés
▶ Pour qui ?
Si vous cherchez le chemin de Compostelle le plus facile en France, la voie de Tours est probablement la meilleure candidate. Elle convient aux débutants, aux personnes reprenant la marche, ou à ceux qui souhaitent limiter la difficulté physique.

La voie de Vézelay : la plus sauvage
Moins médiatisée, la voie de Vézelay attire les marcheurs en quête d’authenticité. Elle traverse le Morvan, le Berry et des zones rurales peu denses. Pour relier Vézelay à Saint-Jean-Pied-de-Port, prévoyez entre 900 et 1000 kilomètres selon les options
On y trouve moins de foule, mais aussi moins de services.
→ Points forts
- Ambiance calme
- Nature préservée
- Sensation d’itinérance plus “brute”
→ Points faibles
- Logistique plus exigeante
- Isolement sur certaines sections
▶ Pour qui ?
Pour le marcheur autonome qui cherche un chemin moins fréquenté et plus introspectif.

La voie d’Arles : la plus exigeante avant les Pyrénées
La voie d’Arles traverse la Provence et le Languedoc avant de rejoindre les Pyrénées par le col du Somport. Depuis Arles, en passant par Montpellier et Toulouse jusqu'au col du Somport (1632 mètres), vous marcherez entre 769 et 785 kilomètres.
Le climat peut être chaud au printemps et en été. Le relief devient plus marqué en approchant de la frontière.
→ Points forts
- Ambiance méridionale incomparable. Lumière et paysages du Sud
- Moins de fréquentation
- Sensation d’aventure
→ Points faibles
- Chaleur estivale
- Dénivelé plus soutenu
- Infrastructure moins dense
▶ Pour qui ?
Pour les marcheurs déjà habitués à la randonnée longue distance. C’est souvent considéré comme le chemin de Compostelle le plus difficile en France, notamment sur sa partie pyrénéenne.

Quel est le plus beau chemin de Compostelle en France ?
La question revient sans cesse : quel est le plus beau chemin de Compostelle en France ?
Si l’on parle de diversité et de richesse patrimoniale, la voie du Puy arrive largement en tête. Peu d’itinéraires offrent autant de contrastes en quelques centaines de kilomètres. Le tronçon du Puy jusqu'à Cahors, long de 350 kilomètres est considéré comme l'un des plus beaux parcours du chemin de Compostelle.
Si l’on parle de paysages lumineux et méridionaux, la voie d’Arles séduit par son caractère.
Si l’on cherche le calme absolu et la nature brute, Vézelay peut devenir votre plus belle expérience.
Enfin, la voie de Tours est plus rassurante pour les débutants qui cherchent une première itinérance abordable physiquement.
En réalité, la beauté dépend de votre sensibilité :
- aimez-vous les grands plateaux ouverts ?
- préférez-vous les vallées encaissées ?
- cherchez-vous des villages historiques ou la solitude rurale ?
Quel est le chemin le plus difficile ?
En termes de difficulté pure :
- Voie d’Arles → la plus exigeante (chaleur + Pyrénées)
- Voie du Puy → dénivelé régulier
- Voie de Vézelay → irrégulière
- Voie de Tours → la plus accessible
La difficulté dépend aussi du poids du sac, de la préparation physique et de la saison.
Quelles portions choisir pour 1, 2 ou 3 semaines ?
On peut parfaitement parcourir le chemin de Compostelle en France par sections.
→ 1 semaine
- Le Puy → Conques (très belle portion)
- Cahors → Moissac
- Saint-Jean-Pied-de-Port → Roncevaux
→ 2 semaines
- Le Puy → Cahors
- Arles → Toulouse
→ 3 semaines
- Le Puy → Moissac
- Traversée complète jusqu’aux Pyrénées
Chemin de Compostelle : comment franchir les Pyrénées ?
La traversée des Pyrénées constitue une étape symbolique majeure pour tout pèlerin. Elle marque à la fois le passage de la France vers l'Espagne et votre entrée sur les grands chemins de pèlerinage ibériques. Selon l'itinéraire emprunté en France et les conditions météorologiques, deux passages principaux s'offrent à vous pour rejoindre Santiago : le col de Roncevaux et le col du Somport

Franchissement des Pyrénées par le col de Roncevaux
Depuis Saint-Jean-Pied-de-Port, point final de la Via Podiensis en France, jusqu’au col de Roncevaux, comptez environ 25 km par la Route Napoléon avec plus de 1 200 m de dénivelé positif. L’étape est longue, exposée et parfois ventée.
Ce n’est pas technique, mais c’est exigeant.
Conseils essentiels :
- Partir à l’aube
- Vérifier la météo
- Emporter suffisamment d’eau
- Prévoir coupe-vent et vêtement chaud
L’alternative par Valcarlos
En cas de mauvaise météo, la variante par Valcarlos est plus abritée. Ce second tracé, plus bas et moins exposé, est fortement recommandé d'octobre à avril pour rejoindre le Camino francés en toute sécurité.
Voie d’Arles par le col du Somport
Pour ceux qui empruntent la voie d'Arles, le franchissement s'effectue plus à l'est via le col du Somport (1632 m), pour rejoindre ensuite le Camino aragonés. Cet itinéraire est moins fréquenté mais demande une bonne préparation, nécessitant 2 à 3 jours de marche depuis Oloron-Sainte-Marie (65 km).
Si votre condition physique est limitée ou si la météo est défavorable, des alternatives existent pour faciliter le franchissement des Pyrénes sans quitter le chemin de Saint-Jacques. Vous pouvez opter pour le transport de bagages ou de personnes (via taxis ou services spécialisés, entre 25 et 40 €), ou fractionner le trajet en dormant à Orisson (sur la Route Napoléon) ou à Valcarlos.
Conclusion
Choisir son itinéraire pour Compostelle est une étape stratégique. Un bon choix rend l’expérience fluide, motivante et mémorable. Un mauvais choix peut la rendre inutilement difficile.
Prenez le temps de réfléchir à votre niveau (forme physique, expérience de la marche), à votre temps disponible et à vos attentes (paysages, culture, rencontres…). Compostelle est un chemin long… mais il commence toujours par un choix initial décisif.
Enfin, chez RayonRando, on attire votre attention sur l’importance d’un bon équipement dès le départ. Un mauvais choix de chaussures ou de vêtements peut s’avérer pénalisant dans la durée.
Comment trouver un lieu de bivouac en trek ?
Heureusement, il existe des étapes à suivre pour trouver le lieu de bivouac le plus adapté lors de votre trek en montagne.
Vous avez peut-être connu des expériences de bivouac « désagréables » :
- obligation de sortir en pleine nuit pour réarrimer la toile pendant la tempête;
- vent froid qui s'engouffre dans la tente;
- eau qui s'accumule et finit par s'infiltrer, bivouac en pente avec le sac qui glisse;
- petit-déjeuner « à l'ombre » dans le froid et l'humidité;
- ou encore, le stress de voir la nuit tomber sans avoir trouvé un endroit juste assez grand et dégagé pour poser la tente…
Ce qui est plus frustrant, c'est de découvrir au petit matin le lieu de bivouac parfait 500 m plus loin…
Oui, nous aussi chez RayonRando, on sait ce que c'est… C'est pourquoi nous vous proposons quelques bonnes pratiques pour trouver votre lieu de bivouac en trek et éviter les galères.

Bivouac et camping en France : comprendre la réglementation des zones autorisées
Bivouac ou camping : la différence
En France, le bivouac (installation légère, du coucher au lever du soleil) est généralement toléré, contrairement au camping sauvage installé sur plusieurs jours.
- Si vous restez plusieurs jours au même endroit, vous campez
- Si vous montez la tente uniquement pour la nuit et la démontez au réveil, vous bivouaquez.
Le camping est le plus souvent interdit hors zone spécialement aménagée, alors que le bivouac peut être toléré, mais il est parfois soumis à des réserves selon les endroits et la réglementation locale.
Comprendre la réglementation des zones autorisées
En France, certaines règles encadrent la pratique du bivouac :
- Altitude minimale : le bivouac est généralement autorisé au-delà de 1 500 m d'altitude en zone de montagne
- Distance des sentiers : installer votre bivouac à au moins 100 m des sentiers balisés
- Durée limitée : bivouac d'une seule nuit, la tente doit être démontée le lendemain matin
- Respect de l'environnement : principe du « Leave No Trace » obligatoire (aucun feu, aucun déchet, aucune trace)
- Parcs nationaux et réserves : autorisation préalable souvent nécessaire; Natura 2000 et réserves naturelles interdisent le bivouac hors aires prévues
- Amende possible : jusqu'à 150 € en cas de non-respect de la réglementation locale
Certains parcs spécifiques imposent des règles particulières :
- Obligation de bivouaquer à côté des refuges (ex : GR20 en Corse)
- Bivouac autorisé si à plus d'une heure de la limite du parc (ex : Parc national des Pyrénées)
- Arrêtés exceptionnels sur une zone délimitée (risque d'incendie, site dégradé…)
Il est bien sûr interdit de bivouaquer sur des propriétés privées. Mais il suffit parfois de demander au propriétaire. Renseignez-vous donc sur la réglementation locale avant de partir chercher votre lieu de bivouac en parc ou zone protégée.
À la maison, avant le départ et finalement le jour J, RayonRando vous explique tous les points de vigilance à connaître pour que cette expérience de bivouac en pleine nature reste un très bon souvenir !

Avec la carte : trouver un lieu de bivouac avant le départ ou tôt dans la journée
Si vous n'êtes pas à l'aise avec la lecture de carte, voici notre article pour savoir lire une carte IGN. pour le bivouac qui vous permettra de repérer les zones de bivouac autorisées sur le terrain.
Sélectionner une zone plate et bien drainée pour installer votre bivouac
La pente rend souvent impossible de planter une tente. Et quand c’est possible, rien de plus désagréable que de glisser toute la nuit sur son matelas. L’objectif principal c’est de donc de trouver une zone plate. Pour repérer un tel endroit, il vous faut lire les lignes de niveaux sur la carte
- Lignes espacées ? (environ 5 mm et plus sur une carte ech 1 : 25 000) La pente sera faible à quasi nulle : une bonne piste pour un bivouac.
- Lignes serrées ? La pente sera plus prononcée, voire très raide. Ce n’est pas ici que vous dormirez sur vos deux oreilles.
L'expérience vous aidera à apprécier plus finement chacune des pentes sur la carte. Privilégiez un sol stable qui ne compacte pas la végétation et qui offrira un bon drainage en cas de pluie.

Arrivé à une certaine altitude le relief peut devenir beaucoup moins accueillant pour les tentes. Les lignes de niveaux se resserrent à tout va. Dans ce cas, observez bien les alentours des lacs, il n’est pas rare d’y découvrir une petite plage faisant l’affaire.
Trouver un emplacement dégagé et sécurisé pour votre bivouac en montagne
La zone peut être plate mais sans laisser l’espace pour poser une tente : arbres, pierriers, marécages, végétation basse, gare aux mauvaises surprises !
Là aussi, la carte vous permet d’identifier certains lieux inadaptés au bivouac :
- Forêts de résineux ou de feuillus
- Zones marécageuses
- Zones de prairies parcourus de plusieurs bras d’un torrent : ce sera probablement une zone humide ou spongieuse.
Il est plus difficile d’anticiper la présence d’arbustes bas ou de pierriers. Mais si la zone plate se trouve dans une zone sans végétation, au pied d’une forte pente, le risque de pierriers est plus fort.
Une zone de pâturage, une berge de lac ou une vaste clairière peuvent faire de bons bivouacs.

Repérer les points d'eau pour bivouaquer en autonomie lors de votre randonnée
Bivouaquer sans eau à proximité, c’est dur ! Repérez les différents points d’eau sur votre carte (lac, ruisseau, source, fontaine). Attention aux cours d’eau indiqués en pointillées ou aux petits plans d’eau : ils peuvent être à sec au cœur de l’été.
L’idéal est d’installer sa tente sur du plat à proximité d’un point d’eau. Mais ce n’est pas toujours possible le jour J. Dans ce cas, identifiez s’il y a un point d’eau ½ heure avant votre bivouac : pensez à y faire un brin de toilette et le plein d’eau pour la cuisine et la boisson. Une astuce : prévoyez une poche à eau supplémentaire pour faire le plein en cas de besoin.
Le site http://www.refuges.info peut vous aider à vérifier la présence d’eau à certains endroits, via les témoignages des autres randonneurs.

Orienter votre bivouac selon le soleil et les conditions météorologiques
Pour finir avec l’étude de la carte, il est idéal de repérer des zones de bivouac bien exposées au soleil du matin, donc dégagées à l’Est. Cela vous permettra d’être au soleil durant le petit déjeuner et de faire sécher plus rapidement votre tente (suite à des averses ou simplement la rosée du matin).
Pour chacune des zones de bivouac repérées, vous pouvez également vérifier la vue satellite sur internet. Cela peut vous aider à mieux comprendre l’implantation de la végétation et parfois même le relief, sur certains sites proposant cette option.
Le jour J : la phase de recherche sur le terrain
Anticiper sa recherche de bivouac : débuter tôt pour avoir de la marge
Gardez en tête qu’il est primordial de débuter les recherches bien avant le coucher du soleil. Cela peut demander du temps de trouver le bon endroit, s’installer, manger… Alors autant éviter de faire ça de nuit avec le stress et l’insécurité que cela implique. Il suffit de convenir d’une heure à ne pas dépasser, comme 18h en plein été. Ainsi vous aurez de la marge par rapport à la tombée de la nuit.
L’état général du groupe est également à prendre en compte pour débuter vos recherches. Si la fatigue se fait trop ressentir, il est préférable de renoncer à l’objectif estimé dans 2h, et ainsi se rabattre sur un lieu de bivouac à proximité. N’attendez pas la situation de crise, anticipez !
Pensez aussi à l’eau. Vous ne pouvez pas vous en passer pour le bivouac mais aussi pour le début de rando le lendemain. S’il y a un risque d’être de faire un bivouac « à sec », arrêtez-vous plus tôt, là où vous avez de l’eau.
Enfin, sur le chemin, n’hésitez pas à demander les bonnes adresses de bivouac aux randonneurs que vous croisez.
Adapter votre recherche de bivouac selon le nombre de tentes et de randonneurs
Le nombre de tentes à installer peut aussi impacter le temps de recherche car il faut une zone plate plus grande, surtout arrivé à une altitude où les gros rochers remplacent arbres et prairies.

Prenez en compte l’exposition de l’emplacement au risques météo :
Les conditions peuvent être agréables en fin de journée, mais changer nettement durant la nuit. Le lieu de pose de la tente doit prendre en compte les différents risques.
Fortes précipitations
- Evitez les zones creuses. L’accumulation d’eau peut se faire très rapidement. Préférez une légère pente si besoin.
- Evitez le bord des cours d’eau à fleur d’eau. Ils risquent de déborder. Et l’eau puissante peut malmener votre tente.
Risque de froid
- Attention aux abords des lacs ou ruisseaux. La température ressentie y sera beaucoup plus froide du fait de l’humidité.
- Evitez de vous installer en aval d’un glacier. Pourtant merveilleux de jour, cette immensité blanche vous transmettra un courant glacial la nuit. La raison ? La brise descendante. Les sommets se refroidissent chaque nuit, libérant ainsi un air froid (donc lourd) qui dévale les pentes.
Forts vents
- Evitez les crêtes ou toute zone dégagée et en hauteur
- N’installez pas votre tente en forêt à proximité d’arbres morts
- Si vous possédez une tente type « tunnel », orientez-la correctement pour minimiser sa prise au vent. S’il n’y a aucun vent dominant, pensez à la brise descendante mentionnée plus haut. Pour les autres tentes, orientez la porte pour éviter que le vent s’engouffre par les absides.
- Abritez-vous derrière un gros rocher ou bosse, ou placez-vous dans un creux (si pas de risque d’eau)
- Evitez les vallées très étroites (brise descendante et vitesse du vent accentuée)
Risque d’orage
- Evitez les crêtes ou toute zone dégagée et en hauteur
- N’installez pas votre tente au pied d’un arbre isolé
- N’installez pas votre tente en forêt à proximité d’arbres morts
- Evitez les abords des lacs ou des ruisseaux. La foudre à une préférence pour l’humidité, plus conductrice.

Et le soleil ?
Comme expliqué en 1ère partie, prêtez attention à l’exposition au soleil du matin. Le soleil se levant secteur Est, vous pourrez, à l’aide d’une boussole ou d’une application comme SunPosition-Map, déterminer où apparaitront les premiers rayons de soleil.
En conclusion :
Pour trouver un bon bivouac, les maîtres mots sont : anticipez et ayez de la marge. Vous réduirez les risques de galère et augmenterez les chances de trouver un beau bivouac. Ce sont ensuite l'observation combinée de la carte, du terrain et de la météo qui seront déterminantes, associées au respect strict de la réglementation locale (altitude, distance des sentiers, zones autorisées).
Tâchez d'éviter au maximum d'écraser la flore (parfois rare et protégée) en posant votre tente ou votre campement. Pour le respect de la nature et des autres randonneurs, il est important de ne laisser aucune trace de votre passage : ni feu, ni déchets, ni rien qui modifie le site. Respectez le principe du « Leave No Trace » qui garantit que les zones de bivouac resteront belles pour les randonneurs suivants.
Et si vous souhaitez investir dans une tente pour bivouac pour votre première aventure ou pour les prochains treks en parc ou en montagne, n'hésitez pas à consulter notre article complet « Comment choisir votre tente » ou à contacter l'équipe de RayonRando par mail ou téléphone. Nous vous renseignerons avec plaisir !
Vous recherchez aussi des conseils sur des zones spécifiques ? Découvrez notre article détaillé sur la randonnée et la zone de bivouac Chartreuse, qui offre des exemples concrets de lieux de bivouac autorisés en parc naturel régional.
Petites réparations en randonnée : avoir le bon kit
Une petite casse de matériel au milieu de nulle part ? Cela peut arriver... Dans ce cas, il vaut mieux avoir dans son sac à dos les quelques accessoires et matériaux qui permettront d'effectuer une réparation. Un kit de réparation adapté transforme une situation problématique en simple contretemps.
Fort d'une grande expérience des petits pépins lors de randonnées et treks, RayonRando vous présente ce qui pourrait constituer votre trousse de réparation de base pour faire face aux casses d'équipement. Ce guide pratique vous aide à assembler un kit léger et performant sans surcharger votre sac.
Exemples concrets et vécus de casse en randonnée
Ah les îles Lofoten ! Un brusque coup de vent retourne la tente avant qu'on l'ait complètement arrimée. Petit incident anodin, mais en remettant la tente à l'endroit, on découvre qu'un arceau est cassé Cette panne est difficile à gérer sans un kit de réparation adapté.
3 jours plus tard, au moment de se coucher, je découvre que mon matelas, pourtant fonctionnel la nuit précédente, se dégonfle rapidement...
Moins divertissant, dans les Dolomites, la semelle d'une chaussure de Sophie s'ouvre brusquement, laissant bien respirer les orteils, dans un sentier caillasseux...
Dans toutes ces situations, il faut pouvoir réparer pour poursuivre l'aventure, ou au moins pour rejoindre la civilisation.
Quels éléments peuvent se casser en randonnée ?
Presque tout en fait :
- La tente : arceau, zip, tapis de sol percé.
- Le matelas crevé : sans isolation thermique, le trek devient dangereux.
- Les chaussures (semelle, lacet) : essentielles pour progresser en randonnée.
- Les bâtons, qui supportent mal de se coincer dans les cailloux en descente.
- Les vêtements (pantalon, cape de pluie...) : accrocs, déchirures, zip qui cassent.
- Plus rarement le sac à dos (boucles, sangles)
Quel kit de réparation en randonnée ?
Un kit de réparation, ce n'est pas forcément beaucoup de poids ni d'encombrement. Certains accessoires ont un double usage, quotidien et dépannage, ce qui permet de bricoler sans s'encombrer. Voici ce que je prends systématiquement pour toutes randonnées :
Les kits de réparation fournis avec le matériel
- Avec la tente est fourni un petit tube d'une section un peu plus large que les arceaux. Il permet de réparer un brin d'arceau cassé. Sans cela, la tente est inutilisable.
- Avec le matelas est fourni un petit kit « rustines » pour réparer les trous. Ces patchs sont indispensables pour un confort de bivouac optimal.

Matériel adhésif et scotch pour réparer en randonnée
- Elasto et sparadrap : ils sont logiquement dans votre trousse à pharmacie... Le sparadrap s'enroule facilement et colle assez bien. Il peut servir par exemple pour fixer le tube de réparation de l'arceau de tente ou encore fixer une pointe de bâton arrachée. L'élasto offre une surface plus large. Il peut être utile notamment pour couvrir une réparation de fortune (cf l'exemple en conclusion).
- Scotch Chatertone ou Duct tape : ils ont le même usage que l’Elasto et sparadrap mais encore plus puissants. Vous trouverez ces scotchs facilement dans un magasin de bricolage. Il existe des formats très légers et compacts.
- Eventuellement un patch autocollant pour la toile de tente ou un vêtement. Notamment en cas de pluie, cela vous permet de boucher temporairement des trous sur votre toile extérieure de tente, sur votre veste ou pantalon de pluie et de terminer votre randonnée.
- Je ne trouve pas pratique de prendre un petit tube de colle, qui peut toujours percer et n'est pas toujours facile d'utilisation.

Cordelette, fil et outils pour assembler ou lier en randonnée
- De la ficelle. Cet accessoire est indispensable, léger et robuste. Au quotidien, il peut vous servir de fil à linge. Mais il peut aussi permettre de rafistoler une semelle qui baille, un sac à dos défectueux, voire un arceau de tente en enroulant la ficelle très serré autour de la zone rompue.
- Lacet de chaussures. Il en faut au moins un. C'est plus pratique à serrer que la ficelle et il peut servir à autre chose si besoin.
- Fils et aiguilles, dont du fil nylon. Il faut au moins une aiguille costaude pour les tissus épais, plus éventuellement une aiguille plus fine. Le fil de pêche en nylon offre une bonne solidité. Il est intéressant pour les zones soumises à tension. Il peut être judicieux d'ajouter une pièce synthétique avant de coudre.
- 2 pinces à linge. Elles sont pratiques pour faire sécher le linge sur un fil ou sur le sac à dos, mais elles servent également pour pincer. J'ai le souvenir d'une tétine de pipette de poche à eau arrachée et perdue où la pince à linge à bien dépanné.
- Des épingles à nourrice. Elles servent à tout, vêtements comme matériel, et surtout elles permettent de faire une première réparation rapide en attendant une réparation plus soignée au bivouac.
- Bien sûr votre couteau de poche devra être assez affûté pour couper tous les matériaux et assez pointu pour percer. Le couteau suisse offre plus de fonctions, mais je trouve la lame un peu petite et pas très costaud sur les formats standards.
Le cas particulier des zips qui cèdent pour avoir trop tiré dessus posent un problème embarrassant. Toutefois, ce sont souvent les mâchoires du chariot qui sont légèrement écartées. Il est possible de remettre le chariot en place et de resserrer les mâchoires (c'est plus facile si on a une petite pince de couteau suisse). Cela tiendra quelques temps si vous ne forcez pas.

En conclusion
La seule fois où j'ai eu une crevaison de matelas, j'avais oublié mes patchs de réparation (pourtant fournis avec le matelas)... J'ai utilisé de la pâte à dentifrice pour couvrir le trou, sur laquelle j'ai posé une pièce en plastique découpée dans l'étui de rangement de ma liseuse, que j'ai fixée avec du sparadrap avant de recouvrir le tout d'un morceau d'élasto. Le matelas a tenu lors de l'ensemble du séjour de randonnée. Quand on n'est pas prévoyant, il faut un peu d'imagination...
Pour être plus tranquille, prévoyez plutôt un petit kit adapté. Vous devez pouvoir couper, percer, coller, attacher, lier ou coudre. Pas mal de fonctions qui tiennent en quelques accessoires et vous sauveront peut-être la mise un jour ou l'autre.
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