Comparatif cape de pluie

Pour bien choisir votre cape de pluie, RayonRando vous propose un comparatif entre 4 capes de pluie de qualité mais adaptées à des usages différents :

  • Cape de pluie Hiker de Ferrino, poncho à boutons pression avec compartiment pour sac à dos.
  • Cape de pluie Trekker Ripstop de Ferrino, avec manches longues, tissu ripstop et aluminisé, compartiment pour sac à dos.
  • Cape de pluie Bern de Pro-X, avec manches longues et membrane imperméable mais aussi respirante et accessoirisation supplémentaire pour usage à vélo.
  • Poncho tarp Ultra-léger 15 D de Sea to Summit, ultra-légere, à ouverture complète et utilisation possible en tarp.

Les 3 premier modèles existent en 2 tailles. Si vous faites moins de 1,70m, prenez le plus petit ; plus de 1,75m, prenez le plus grand. Entre 1,70 et 1,75m, les 2 peuvent convenir. Prenez le plus grand si vous êtes corpulent et portez un gros sac à dos. Restez sur le petit, si vous êtes mince, et d’autant plus si vous portez un petit sac à dos.

Comparatif rangé :

   Pour randonner ultra-léger, la solution est toute trouvée, le poncho tarp Ultra-léger 15 D de Sea to Summit s’impose. Mais vous trouverez une certaine corrélation entre poids et robustesse dans le dernier point. Avant de choisir les grammes, regardez la suite pour voir ce qui est le plus pratique à l’usage.

Comparatif porté sans sac à dos :

Pour les capes avec taille, sur les photos je porte les modèles L/XL chez Ferrino et M/L chez Pro-x.

A l’essayage :

Les ponchos Ferrino Hiker et le 15 D de Sea to Summit, sans vraies manches, couvrent malgré tout assez bien les bras et laissent circuler l’air. Celles avec manches sont plus protectrices mais moins aérées.
    Les compartiments pour sac à dos des Ferrino s’escamotent grâce à des boutons pression. Cela est bien pratique pour un usage sans sac ou avec un petit sac.
    Les tissus de la Bern Pro-x sont clairement les plus agréables (toucher, souplesse). C’est la cape qui se rapproche le plus d’une veste de pluie : outre la membrane imperméable et respirante, elle offre une capuche à visière préformé et un réglage de la profondeur de capuche. C’est très pratique pour se protéger tout en gardant un bon champ de vision. C’est également la cape qui permet un usage à vélo avec : des passants pour les mains et des sangles pour éviter la prise au vent, et des sur-moufles escamotables pour une protection complète.

L’essai sans sac à dos est la situation la moins contraignante. Les 4 capes peuvent convenir.

Cape de pluie Hiker L/XL
Poncho Tarp 15D
Cape de pluie Trekker L/XL
Cape de pluie vélo Bern M/L

  Comparatif porté avec un sac à dos petit litrage :

Les photos sont réalisées avec un sac à dos de 25L chargé.

Là aussi les 4 sacs peuvent convenir. Les 2 ponchos 15 D de Sea to Summit et Ferrino Hiker, offriront plus de prise au vent, mais de ce fait elles seront également plus ventilées pour randonner l’été et restent faciles à enfiler.

De mon point de vue, la Pro-X Bern reste la plus agréable. La Ferrino Trekker est la plus robuste et peut servir également pour s’assoir à l’heure du pique-nique.

Comparatif porté avec un sac à dos gros litrage :

Les photos sont réalisées avec un gros 65L chargé.

Je ne vous montre pas de photo avec la Pro-X Bern : il n’y a clairement pas la place pour couvrir un gros sac et être à l’aise. Oubliez-là.

La cape 15D Sea to Summit convient également pour les gros litrages. Elle descend suffisamment bas derrière et on est à l’aise en mouvement tant pour les jambes que pour les bras. Mais avec un gros litrage, elle remonte au-dessus des coudes. On aura donc les avant-bras mouillés.

Le compartiment spécifique pour sac des Ferrino Hiker et Trekker est un vrai atout : la cape descend suffisamment bas dans le dos pour protéger parfaitement le sac et le porteur. Mais pour la Hiker, elle n’est pas facile à enfiler et on n’a pas une bonne aisance de mouvement au niveau des jambes. Je pense qu’elle convient jusqu’à un sac à dos de 50 L, pas chargé trop haut.

La Ferrino Trekker est vraiment la plus adaptée : facile à enfilée, bien couvrante tout en conservant un bonne aisance de mouvement.

Côté protection, il y a un vrai avantage aux 2 capes avec manches longues Trekker et Bern, pour protéger la totalité des bras. La Ferrino Trekker aluminisée est également plus isolante et la plus robuste. Mais la Pro-X Bern est plus respirante avec sa membrane imperméable : 10 000 mm et respirante 5 000 g.m².24h.

La cape 15D de Sea to Summit  sera normalement moins robuste du fait de ses tissus plus fins. De plus en cas de portage direct sur un t-shirt, elle sera moins isolante du froid de la pluie.

Pour enfiler la cape avec un sac sur le dos, la capes à zip complet Trekker est plus pratique. Pour les autres, c’est un coup à prendre, il faut positionner d’abord la tête et rejeter la cape vers l’arrière pour quelle retombe bien. Avec un sac chargé haut, l’aide d’un camarade est appréciée.

Le poncho Hiker sans manches et à boutons pressions permet d’ouvrir la cape et de l’utiliser comme tapis ou comme tarp pour les pauses déjeuner dans l’herbe ou encore pour emballer ses affaires. Le 15D de Sea to Summit est en outre doté de sangles pour le tendre comme un tarp. Mais je déconseille de s’assoir dessus compte tenu de la finesse du tissu.

En conclusion :

Les 4 capes ont leurs avantages et leurs limites.

Selon moi, la 15D de Sea to Summit  convient si vous êtes vraiment à la chasse au gramme ou bien si vous n’avez que peu de place pour la ranger.  Si vous partez longtemps, il peut être pertinent de prendre un peu plus lourd mais plus robuste et plus pratique.

La cape poncho Ferrino Hiker est polyvalente, assez légère, pratique jusqu’à un sac moyen litrage (pas chargé trop haut), intéressante comme cape à tout faire. J’aime bien pouvoir l'utiliser dans l’herbe comme tapis de sol pour déjeuner.

La cape Pro-X Bern me parait la plus agréable à porter seule ou avec un sac à la journée (jusqu’à environ 40 L je pense). Elle n’est pas seulement imperméable mais aussi respirante, ce qui la rend intéressante pour les efforts soutenus, quand il peut y avoir pluie et transpiration. Idéale pour le vélo également.

La Ferrino Trekker est à la fois très pratique, très robuste et isolante. C’est un bon investissement pour trek long ou un usage en saison humide, bref quand vous risquez dans avoir vraiment besoin…

Quels cirques ! Troumouse, Estaubé, Gavarnie

Si pensez Hautes-Pyrénées, vous pensez forcément à ses fameux cirques. Gavarnie, me direz-vous ? Oui, mais pas seulement. Ils sont 3 voisins : Troumouse, Estaubé, Gavarnie, immenses murailles rocheuses adossées à la frontière espagnole.

Allez-y au spectacle, avec toute la famille. Voici ce qui vous attend.

Gavarnie : le magnifique surpeuplé

Magnifique ! Superlatif mais pas excessif, le cirque de Gavarnie est vraiment l’un des plus beaux cirques glaciaires qui soit. Patrimoine de l’Unesco, la muraille rocheuse couronnée de sommets à plus de 3000 m forme un arc superbe. La beauté minérale est réhaussée par la présence de l’eau , le joli gave en fond vallée et bien sûr la fameuse cascade de 422 m. Bien plus haute que la tour Eiffel donc, on l’admire de loin, on la savoure de près (car on profite des embruns selon le vent).

En plus, la balade est facile, assez courte, accessible aux familles. On en prend plein les yeux sans gros effort.

Surpeuplé ? L’accès routier facile et ce qu’on vient d’évoquer en font une balade incontournable pour toute personne qui passe à proximité. De ce fait, les parkings (payants) peuvent être complets assez tôt en été, et on ne se sent jamais seul sur le parcours. Cela reste toutefois fluide et agréable du fait de la largeur du chemin. Et le dimensionnement des parkings empêche une fréquentation trop dense.

Je vous propose toutefois plusieurs astuces pour vous échapper au flux principal :

  • Venez tôt en été. Soyez au parking le plus tôt possible et avant 9 h.
  • Faites une boucle. Il faut impérativement monter par le chemin principal qui permet de profiter pleinement de la vue spectaculaire. Mais pour le retour, vous pouvez emprunter le chemin de droite à l’Hôtellerie du Cirque (quand vous revenez de la cascade). Ce chemin peu fréquenté circule à flanc de paroi, parfois creusé dans le rocher, avant de redescendre par la forêt jusqu’au point de départ. Ne pas le prendre dans l’autre sens car vous n’auriez pas les plus belles vues sur le cirque.
  • Faites le cirque de Gavarnie l’hiver. Toujours aussi facile d’accès si vous disposez de raquettes, le cirque se dévoile sous la neige et on est quasiment seul
  • Prenez de la hauteur, en vous garant au col des Tentes et en suivant le cours chemin de crête vers le pic de la Pahule, vous aurez une vue complète sur le cirque de Gavarnie, avec en bonus la brèche de Rolland.

Troumouse : le démesuré discret

     S’il n’avait son voisin prestigieux, le cirque de Troumouse aurait certainement une plus forte notoriété. Son diamètre de 4 km en fait un des plus grands cirques d’Europe. Quand on est dans les prairies au cœur du cirque, son demi-cercle parfaitement dégagé offre une vue saisissante.


Pour en profiter pleinement, il faut un peu plus de temps qu’à Gavarnie, mais la randonnée est accessible pour une famille de marcheurs. Je vous suggère de faire une boucle au départ du parking situé près de la chapelle de Héas (1520 m) pour rejoindre le cœur du cirque (2100 m) et redescendre à votre point de départ par l’auberge du Maillet. C’est une petite journée de balade avec pique-nique au cœur du cirque.

Il est possible de faire une balade plus courte vers le cirque de Troumouse en allant se garer à l’auberge du Maillet et en faisant un aller-retour. Toutefois, le chemin et la vue sont moins plaisant dans ce sens et je vous recommande donc la boucle complète.

Estaubé : le confidentiel charmant

Ne l’oubliez pas, entre Gavarnie et Troumouse se cache un troisième cirque : Estaubé.

Accessible par une petite route de montagne, le cirque d’Estaubé est le plus petit mais aussi aussi le plus paisible des 3 cirques.

Autant que le cirque, c’est la balade complète qui est charmante. On longe d’abord le lac des Gloriettes avant de remonter, le long du gave, une vallée étroite et bucolique. Elle s’élargit progressivement en dévoilant la vue sur le cirque (désolé, pas de belle photo pour cause de brouillard). La balade est facile pour une famille de marcheurs (moins de 200 m de positif) et particulièrement agréable. Ne vous en privez pas.

Les trois cirques d’un coup :

Vous partez en itinérance ? Faites les 3 cirques d’affilée : ils sont connectés par un sentier.

En partant du cirque de Troumouse, vous rejoignez le cirque d’Estaubé en passant par l’auberge du Maillet d’où part un sentier vers le lac des Gloriettes. Dans le cirque d’Estaubé, vous basculez vers le cirque de Gavarnie en passant par le col de la Hourquette d’Halans (2430 m) qui rejoint le plateau des Cardous.

3 hébergements possibles sur le parcours : l’auberge du Maillet, dans le cirque de Troumouse, le refuge des Espuguettes et le chalet de Pailla entre Estaubé et Gavarnie.

Ce circuit peut bien sûr s’insérer dans un circuit plus long, en particulier en connexion avec le parc du Néouvielle. Avec également 2 passages vers l’Espagne par la brèche de Rolland à l’ouest de Gavarnie ou par le Port Neuf de Pinède dans Estaubé.

Savoir faire demi-tour en randonnée

Surmontant ma pudeur naturelle, j’ai décidé aujourd’hui d’évoquer un sujet tabou en randonnée : faire demi-tour. Oui, à moi aussi, ça m’est arrivé. Et pas qu’une fois…

Quelques demi-tours, bifurcations et changements de programme :

Je ne vous dirai pas tout mais voici quelques exemples où j’ai décidé de faire demi-tour et de changer d’itinéraire :

  • Au Tyrol, le parcours superbe emprunte un couloir rocheux câblé. Arrivés en vue, c’est en fait un mur de neige très raide qui recouvre rochers et câble. Pas équipés, on bifurque.
  • Dans les Dolomites, on doit gravir et traverser un de ces superbes massifs rocheux en forme de bloc. De loin, on voit très bien le bel orage justement bloqué par le massif ; on reste en bas et on contourne.
  • En Islande, c’est le paradis, hormis le vent. Ca souffle tellement fort qu’on doit s’abriter derrière un talus. On a, juste après, un beau sentier de crête. Décollage immédiat ? Tant pis, demi-tour.
  • Dans les Picos de Europa, c’est la cuisse de mon camarade qui ne veut plus suivre. Cette fois-ci le trek est terminé.
  • En Norvège, sous la pluie, dans la neige, ma compagne, en transie de froid, n’avance quasiment plus, ce qui nous mets à environ 25 heures de notre bivouac du soir. On descend au plus vite vers un chemin carrossable, où une voiture nous sauve la mise et nous ramène vers notre parcours. Une journée de repos et on repart en forme sur un parcours un peu modifié.
  • En Corse, cette fois c’est avant le départ qu’on apprend que le cirque de la Solitude et la brèche de Capitello de sont interdits pour cause d’enneigement excessif. On revoit complètement notre parcours initial.

Les mauvaises raisons pour ne pas faire demi-tour :

Et pourtant, faire demi-tour, je n’en ai pas envie !

D’ailleurs, les mauvaises raisons pour ne pas faire demi-tour, il y en a :

  • Mon égo : par rapport à moi, par rapport aux copains ou à ceux qui m'accompagnent. De quoi j’aurais l’air?
  • L'auto manipulation : « On est trop engagé pour abandonner ! ». Comme si le danger qui se présente doit être relativisé au regard des efforts précédemment réalisés et du temps passé pour arriver jusqu'ici.
  • Le respect du « Programme » : « J’ai dit que je ferai le GR20, je ne vais tout de même pas prendre une variante. Et puis, on n’aura pas le temps de tout faire! ».

 Bien gérer l'art du demi-tour (et son évitement) :

Oui, on y arrive! En travaillant quelques points :

  • L’état d’esprit : un parcours est un parcours prévisionnel pas une obligation impérieuse pour réussir sa vie. N’oublie pas : tu es en vacances ! Il suffit parfois de réduire une journée, pour récupérer et repartir du bon pied. Et la variante, plus sûre et moins fréquentée, peut être sympa aussi
  • Identifier le danger quand il s’annonce : passages difficiles, météo menaçante ou incertaine, état de forme d’un des randonneurs, équipement pas adapté aux conditions ou casse de matériel. Une bonne idée : parler aux gens qu’on croise pour savoir ce qui nous attend.
  • Anticiper : envisager les aléas possible (outre les dangers identifiables, il y a les impondérables : météos, méconnaissance du terrain, de sa forme, de l’expérience de ses partenaires). Etudier les solutions alternatives, variantes ou itinéraire bis. Une suggestion : il est intéressant d’avoir une carte papier, qui donne une vision large du massif et des chemins possibles, plutôt qu’un parcours tracé sur GPS.

    Bref, faire demi-tour quand il faut c’est peut-être le secret des vacances réussies. Et la garantie d’envisager sereinement la randonnée suivante.

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